Comme d’habitude, le constat des vingt ans n’est pas que glorieux. Que ce soit un être humain, une organisation ou un territoire comme le Nunavut, le bilan n’est pas tout rose.
Pourtant, même si plusieurs points laissent la population du Nunavut insatisfaite, le territoire va dans la bonne direction.
Peut-être qu’il faudra un autre 20 ans pour s’affranchir des problèmes sociaux, de la basse représentation autochtone et du dynamisme de l’inuktitut et de l’inuinnaqtun.
Avec ses ressources autant terrestres, pélagiques qu’humaines, le Nunavut deviendra de plus en plus mature et saura se forger une identité qui lui ressemble.
Pour ce territoire qui sied sur trois fuseaux horaires, qui a quatre langues officielles et dont la moitié de sa population a moins de 25 ans, l’avenir est une opportunité. Les Nunavummiut.e.s montreront la voie grâce à leur culture, leur endurance, et leur diversité.
Une menace reste toutefois pendante : le climat et son irrévocable mainmise sur ce fragile écosystème arctique qu’il soit terrestre ou marin.
Inévitablement, le Canada aura toujours un rôle à jouer pour mitiger les impacts des bouleversements à venir.
Pour l’instant le Nunavut grandit encore. Il faut le célébrer, le faire connaitre et respecter ses différences.
Tout comme le reste des provinces et territoires du Canada, il est unique tout en faisant partie de ce pays aux trois océans.