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le Jeudi 15 juin 2017 14:46 | mis à jour le 20 mars 2025 10:40 Divers

Chronique Hockey-Séries célestinatoires Les Pingouins goûte à la victoire

Chronique Hockey-Séries célestinatoires Les Pingouins goûte à la victoire
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Le visage de Pekka Rinne à la fin du match du numéro 6 me dévaste. Plus les années passent, plus il est difficile de performer au même niveau. Rinne, 34 ans, a encore du jus dans la boîte, mais il est certain qu’il faut se demander si les exploits des Prédateurs cette année pourront se reproduire l’année suivante. Dominik Hasek était dans sa quarantaine lorsqu’il a terminé sa carrière dans la ligue nationale, mais rares sont les gardiens qui y parviennent aujourd’hui. Le jeu est plus rapide et les attaquants de plus en plus imprévisibles, forçant le gardien de but à être au top de la forme physique pour performer au niveau professionnel. Bref, je suis un peu triste, je l’admets, je suis un nostalgique, mais j’aime la nouveauté. Un retour des Prédateurs et une victoire en match numéro sept à l’étranger auraient été comme une cerise sur un gâteau à saveur de fantaisie, à la suite d’un parcours qui a surpris plus d’une paire de globes oculaires.

Sérieusement, Garry Bettman a le don de s’arranger pour qu’on le déteste. Ignorons ses airs de petit gobelin et jetons un coup d’œil à son discours précédant la remise de la prestigieuse Coupe aux Pingouins dans l’amphithéâtre du Tennessee. L’ensemble de son discours vantait Sidney Crosby, mentionnant que ce dernier vient de rejoindre Bernard Parent et Mario Lemieux, qui étaient les seuls joueurs à avoir remporté le trophée Conn Smythe deux années consécutives. Il a poursuivi en mentionnant les prouesses des Pingouins ces dernières années et a terminé son exposé en félicitant les Pingouins et leurs fans à Pittsburg. Mon problème, c’est l’ordre dans lequel il a fait mention des choses.
Avez-vous déjà eu à annoncer une mauvaise nouvelle? Si vous êtes quelque peu familiers avec la méthode sandwich, vous comprendrez que Bettman est un piètre orateur. Commencez avec quelque chose de positif, dites ce que vous avez à dire, mais n’oubliez pas de terminer avec du positif! Si j’avais eu la charge d’écrire le discours de Bettman, j’aurais tout d’abord remercié les fans de Nashville, qui ont donné à la ligue nationale ses meilleures cotes d’écoute locales et nationales de l’histoire. J’aurais poursuivi avec mon long discours sur mon équipe préférée, assumant que je suis Bettman, mais je me serais assuré de ne pas omettre de souligner des séries éliminatoires surprenantes et inattendues pour les Prédateurs et leurs partisans. J’aurais terminé en félicitant les Pingouins à nouveau, mais surtout en remerciant les amateurs de hockey, toutes équipes confondues, pour leur soutien. Sans eux (sans nous), ce merveilleux spectacle ne serait pas possible.

Encore une fois, avec l’aide des officiels, les Pingouins goûtent à la victoire. En revanche, s’il y a une personne pour qui je suis heureux, c’est Mario Lemieux, propriétaire des Pingouins. À l’époque où Lemieux est devenu propriétaire et est revenu au jeu, Lemieux était le seul joueur à jouer et être propriétaire de son équipe à la fois. Il est d’ailleurs le seul joueur à être propriétaire de l’équipe pour laquelle il a joué la majorité de sa carrière. Mario Lemieux a tenu sa promesse. Il avait promis de garder les Pingouins à Pittsburg. Il les a sortis de la dette et maintenant l’équipe est l’une des plus prospères de la ligue. Bref, Stéphane, Jessica, Louis… Chers amis, mon majeur est tenté de se lever vers vous lorsque je vous vois, mais bon, félicitations à vous, petits pingouins nordiques.
Sur ce, rendez-vous l’année prochaine pour une autre excitante saison, passez tous un bel été sur les parcours de golf, et priez pour que les pingouins ne gagnent pas trois années consécutives!