Je ne peux pas me permettre de dire qu’un joueur qui se rend jusqu’à la ligue nationale de hockey n’est pas combattant. Je ne nierai jamais non plus le talent de Sidney Crosby, mais je me permettrai de dire que les commotions cérébrales de Sydney sont parfois douteuses. Si vous avez regardé les sixième et septième affrontements entre les Capitals et les Pingouins, vous avez été témoins de chutes et collisions qui se valaient définitivement une évaluation du médecin d’équipe. En particulier, en fin de deuxième période lors du sixième match, lorsque Crosby est entré en collision avec le gardien des Capitals Braden Holtby et a terminé sa course tête première contre la bande derrière le gardien de la capitale américaine. Où je veux en venir, c’est que Crosby a un historique de commotions cérébrales qui, chez les sceptiques, provoque un raz-de-marée de questions. Comment un joueur peut-il encaisser de violents chocs de la sorte, comme durant la fin de cette série et crier au loup pour des coups qui semblent bénins? Tout ce passe très vite sur la glace, je sais, mais une partie de moi ne peut s’empêcher de froncer les sourcils et de se gratter la boîte crânienne. D’ailleurs si vous avez vu les commentaires de l’entraîneur face aux médias par rapport à la blessure de son joueur étoile, on avait fortement l’impression qu’il cherchait ses mots pour passer à la prochaine question. Il n’y avait pas de détails à donner parce qu’il n’y avait pas de blessure point barre. Ça ne m’arrive jamais, mais parfois les gens ont besoin d’une journée de congé, et je crois que c’est le cas de Sidney Crosby lorsqu’il a une « commotion ».
Je n’avais pas ça en tête à la suite de l’échange entre le Canadien de Montréal et les Prédateurs de Nashville, mais Louis, un autre paneliste de renommée dans une petite communauté des territoires, me fait remarquer que nous pourrions peut-être assister à un déjà vu qui nous rappellerait un certain… Patrick Roy? On se calme, me direz-vous, c’est loin d’être le même drame. J’acquiesce, pas de défaite de 11 buts, pas de lasers aux yeux de Mario Tremblay (mon Dieu, Mario Tremblay, je ne crois pas qu’il y a une personne sur la terre que je n’ai jamais rencontré que je déteste autant; Donald Trump? Même lui à la limite est drôle parce qu’il se croit vraiment intelligent et pense qu’il peut nous convaincre en plaçant un groupe de 20 personnes derrière lui qui secoue la tête pour montrer son accord pour chaque chose dite, bref), pas de discours à Ronald Corey avant de se rendre au vestiaire et en contrepartie une tribune qui a fait couler des rivières dans les canaux lacrymaux de P.K. lors de son retour à Montréal; tous ces éléments font que la scène est très différente. Mais voir un joueur de franchise se faire échanger et gagner la Coupe la même année avec un autre club semble familier.
Que ce soit réaliste ou pas, je souhaite voir les Prédateurs et les Sénateurs en finale. Que ce soit P.K. qui lève le trophée au-dessus de ses bras, ou que ce soit une équipe canadienne (et de voir les pingouins perdre), je serais comblé. Je ne parlerai pas des Oilers et de leur défaite, ça me fait encore trop mal. Plus mal que les Canadiens, sérieux. Je vais dire comme Nathalie Simard, « tourne la page! » C’est Nathalie Simard n’est-ce pas?
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