le Lundi 11 mai 2026
le Vendredi 23 août 2013 20:16 | mis à jour le 20 mars 2025 10:39 Divers

La Capitaine L’art d’apprivoiser la peur et les vagues

La Capitaine L’art d’apprivoiser la peur et les vagues
00:00 00:00

Lors de leur aventure en canot à la fin du mois d’aôut, les femmes du Nord auront le privilège d’apprendre les rudiments de la pêche et du filetage avec Stéphanie Vaillancourt, une des rares femmes des Territoires du Nord-Ouest à diriger un bateau de pêche.

Portrait.
Stéphanie est originaire de Trois-Pistoles, du bord du fleuve donc, d’un environnement où la pêche est omniprésente, mais rien pour autant ne la prédestinait à devenir elle-même capitaine de bateau. Dans sa famille, il n’y a pas vraiment de pêcheurs ou de marins. C’est par amis interposés que Stéphanie, qui est connue pour son travail avec les chiens de traîneau, a rencontré Shawn Buckley, un capitaine de bateau de pêche expérimenté de Hay River.
« J’ai commencé par peindre son bateau, rappelle Stéphanie. Je l’aimais bien, alors ensuite je lui ai demandé pour être son helper. Puis, il m’a tout appris sur la pêche et la conduite du bateau. Il m’a poussée au-delà de mes limites, il m’a fait faire des affaires qui m’ont donné la chienne! »
Aujourd’hui, Stéphanie est passablement plus à l’aise dans toutes les manœuvres, quelque chose comme une pro. Shawn Buckley a ramené son bateau de Hay River à Yellowknife et est reparti en laissant la barre à son apprentie, désormais autonome. Presque tous les matins vers 4 h, avant que le vent ne se lève, Stéphanie va relever ses filets de corégone sur le Grand lac des Esclaves. Souvent seule, parfois avec son copain; c’est plus facile à deux. L’un ou l’autre sur le lac et sous le ciel, des moments parfois magiques.
Elle vend son poisson au marché fermier le mardi, dans le stationnement du Wall Mart les jeudi et vendredi.
Stéphanie ne sait pas encore si elle apprendra aux voyageuses d’Entr’Elles à pêcher au filet ou à ligne. « Pour le reste, explique-t-elle, le filetage, c’est pas trop compliqué. Il faut savoir où couper, c’est différent d’un poisson à l’autre, et contrôler son mouvement. Y a des gens qui pognent ça assez vite. »