La première fin de semaine du mois d’août ne laisse que peu de chance à ceux qui n’ont pas trop d’idées pour occuper leur été septentrional. Depuis les six dernières années, les résidents des TNO ont deux choix : rouler ou pagayer. Rouler avec le Ramble and Ride de Yellowknife ou pagayer avec le PaddleFest de Fort Smith. Cette année, il y en avait une troisième avec la conclusion du 9e rassemblement tlicho à Bechoko.
Cela fait deux ans que je décide de rouler. Rouler pour pagayer! Quitter la capitale, et avaler des kilomètres de longues routes bordées de conifères et d’animaux sauvages et finalement pagayer sur la rivière des Esclaves. Les rapides de ce tributaire du Grand lac sont impressionnants, ils se transforment en fonction du débit de la rivière et attirent une tout aussi unique population de pélicans.
Ce qui m’interpelle particulièrement c’est la sécurité qui entoure le festival. Oui, comme en vélo, on met un casque. Mais hormis le gilet de sauvetage, c’est la présence des kayakistes d’expérience qui pousse les débutants à se mesurer aux rapides de la montagne. Avec toute la confiance d’un oiseau qui se jette du nid, un débutant s’essaye, s’il vole, bravo, s’il coule, les sauveteurs sont là pour l’aider à esquimoter ou à nager s’il est sorti de son embarcation. À la fin du festival, il ne reste rien que de l’eau qui a coulé, des rires qui se sont dispersés aux vents et des souvenirs chaleureux. Mais quelle réjouissance de voir que pendant ce temps-là, le festival de la vieille ville de Yellowknife a laissé des traces plus persistantes. À en croire les photos des poubelles, c’est pas mal ma fin de semaine qu’ils ont dépeint : des animaux sauvages, des arbres et des oiseaux et des gens qui s’amusent dans l’eau. Merci pour ces souvenirs festivaliers.
Éditorial La pagaie ou la pédale
Éditorial La pagaie ou la pédale
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