Marilyn Maring, 19 ans, a remporté, la semaine dernière, le prix de la meilleure jeune trappeuse de l’année. Une première aux Territoires du Nord-Ouest.
La trappe fut autrefois une activité économique essentielle à la survie des communautés nordiques. Elle l’est toujours aujourd’hui, mais elle est également devenue un sport récompensé.
Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest honorait, il y a quelques jours, le talent des trappeurs de ses cinq régions soit, Slave Sud, Slave Nord, Sahtu, Dehcho et Inuvik. Les prix sont remis dans quatre catégories distinctes : le plus grand nombre de ventes, la plus belle fourrure, le meilleur jeune trappeur et le meilleur trappeur adulte. C’est en 2003 que le Genuine Mackenzie Valley Furs Marketing Program a commencé à décerner des prix, d’abord aux adultes.
« Les trappeurs savent maintenant qu’on en conscient d’eux et qu’on veut reconnaître leur travail. C’est une saine compétition », mentionne Guy Erasmus, gestionnaire au ministère de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement.
Une reconnaissance au féminin
Marilyn Maring, une jeune résidente d’Inuvik, a su se démarquer cette année dans la catégorie des trappeurs les plus productifs de moins de 30 ans. Elle aurait capturé 300 rats musqués, 22 lynx et quelques renards, loups, carcajous, martres et visons, au cours de l’année 2011. C’est ce qu’a rapporté sa sœur, puisque la principale intéressée est présentement dans un camp de chasse, à 70 kilomètres d’Inuvik. « Nous sommes très contents que ce soit une fille qui ait gagné. Cela donne le message que c’est possible pour les autres filles », ajoute M. Erasmus.
Pour lui, la trappe n’est pas qu’une ressource économique, c’est aussi une activité reliée à un mode de vie traditionnel qui demande des habiletés, comme savoir voyager, cuisiner et vivre dans les bois. « Nous devons encourager les jeunes à poursuivre cette tradition au lieu de les laisser regarder la télévision », s’offusque-t-il.
La trappe est également essentielle pour le capital des petites collectivités, puisqu’elle en est souvent le pilier. « Les trappeurs ténois travaillent fort à leur métier et ces prix reconnaissent l’inestimable contribution qu’ils apportent à notre économie », a affirmé le ministre de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement, David Ramsay.
Enfin, un résident de Hay River s’est également vu remettre un prix pour ses exploits. Fred Mandeville, 77 ans, a poursuivi un rat musqué sur des kilomètres, ce qui lui a valu tous les honneurs dans la catégorie du meilleur trappeur adulte. Félicitations aux trappeurs de la région.