Avec le Canadien, il y a une chose de sure : quand ça va bien, ça va quand même mal.
Ce qui allait bien : récolte de cinq points sur une possibilité de six, dont quatre points en deux joutes sur la route.
Ce qui allait bien : retour de Gomez après 10 matchs d’absence et annonce que Markov reviendra peut-être plus tôt que je ne le pensais la semaine dernière.
Ce qui allait mal : tentative échouée du retour de Cammalleri, maladie de Gill et nouvelle blessure à Spacek.
Sans Gill et Spacek, Gorges demeure le seul vétéran à la ligne bleue. Subban possède à peine un peu plus d’une année d’expérience alors que les Weber (66), Diaz (17) et Emelin (9) n’ont qu’un peu plus d’une année complète d’expérience au total.
À moins d’une transaction qui permettrait au Canadien de mettre la main sur un vétéran défenseur, les prochains matchs seront difficiles. Si on regarde la relève à Hamilton, il n’y a pas de défenseurs vraiment fiables, pas même Alex Henry et ses 177 matchs d’expérience dans la LNH en 13 ans de carrière.
La foule n’aide pas
Je reviens encore avec ma théorie que la foule du Centre Bell n’aide pas la cause du club montréalais. En 17 matchs cette saison, très petit échantillon il faut dire, le club offre une fiche de cinq victoires et trois défaites à l’étranger. Par contre, sa fiche est de deux victoires seulement et sept défaites (dont trois défaites en prolongation) lorsqu’il évolue à domicile.
Je suis d’avis que la foule survoltée du Centre Bell a des effets sur le rendement des joueurs, mais ces effets ne sont pas tous positifs.
La foule peut soulever l’enthousiasme des joueurs et leur donner une bonne dose d’adrénaline.
Mais la foule peut aussi être difficile. Que les choses aillent mal, comme c’est le cas avec le jeu de puissance, et la foule se met à railler les joueurs et ces derniers commencent à jouer sur le bout de la palette.
De plus, tous les joueurs aiment être les héros, surtout de la façon dont la foule du Centre Bell peut les aduler. À mon avis, c’est ce qui explique les contres performances du club à domicile. Lorsque le club joue à l’étranger, sans pression du public, il applique le système de jeu de belle façon. Les joueurs ne sont pas là pour offrir un spectacle, mais bien pour tenter de voler une victoire.
De retour au Centre Bell, la tentation est cependant forte de forcer davantage le jeu, de tenter la belle montée à l’emporte-pièce qui fera jaillir la foule sur ses pieds et d’en mettre plein la vue.
Malheureusement, ces jeux osés peuvent parfois causer des revirements et mener à des buts du club adverse, surtout si le jeu est tenté par un défenseur et que cela mène à une descente à deux contre un.