Nouveau journaliste pour L’Aquilon à Yellowknife, Charles-Antoine Bélair ne s’en laisse pas imposer. Deux nouvelles figures se sont ajoutées à l’hebdomadaire francophone cette année et j’ai eu la tâche, un peu ardue – les journalistes préfèrent poser les questions que d’y répondre- d’interviewer mon collègue de Yellowknife. Portrait d’un journaliste enthousiaste. L’Aquilon, un défi journalistique Charles-Antoine est natif de Joliette, une petite ville de Lanaudière, située entre Montréal et Trois-Rivières. Il a fait ses études de journalisme électronique à la Cité collégiale, seul collège francophone de l’Ontario. Davantage porté sur la radio et la télévision, Charles-Antoine reste toutefois un journaliste polyvalent. « On m’a toujours dit que j’aurais dû choisir l’écrit. Finalement, je peux faire les deux ici, avec L’Aquilon et Radio Taïga », précise-t-il. Très grand communicateur et animateur, sa facilité à connecter avec les gens l’a mené vers la profession. Son défi à L’Aquilon? Rester à l’affut de la nouvelle. « Ça ne paraît pas quand on m’approche avec plusieurs communiqués d’événements ici et là. C’est plus difficile quand il n’y a pas beaucoup d’actualités. Mais c’est pour ça que je suis ici, je continuerai toujours d’apprendre », lance Charles-Antoine, optimiste. En territoire inconnu Pas facile de quitter son Québec natal pour partir en exil dans le Grand Nord canadien. L’aventure ne fait pas peur au jeune journaliste. Ses premières impressions de Yellowknife à son arrivée? « Non, mais c’est quoi cet aéroport? Il n’y a pas de passerelle, on débarque dehors? » et puis « Ah bah il ne fait pas si froid que ça ici finalement » et enfin « Bon, un monsieur avec une casquette du Canadien… Il est où Alain [Bessette]? » Charles-Antoine a pu expérimenter les joies du dépaysement et ce qui lui manque le plus jusqu’à maintenant est sans contredit le fromage en grains et la pizza : « Je veux mon fromage squeak squeak! Et la bonne pizza du Henri, casse-croûte qui fait la réputation de Joliette. » Malgré tout, le jeune homme a rapidement su s’adapter à son nouvel environnement. Il fait de l’animation auprès des scouts de Yellowknife et aimerait bien pêcher quand il en aura l’occasion. « Je me considère comme un caméléon, je m’adapte très bien aux nouvelles situations. J’ai souvent l’impression qu’à peine arrivé quelque part, c’est comme si ça faisait des mois déjà que j’y étais », avoue-t-il. Souhaitons-lui bonne chance et bon courage à Yellowknife.
Nouveaux journalistes à L’Aquilon Charles-Antoine Bélair, un caméléon à Yellowknife
Nouveaux journalistes à L’Aquilon Charles-Antoine Bélair, un caméléon à Yellowknife
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