16 mars 2011 – Après les événements choquants de la semaine dernière contre Boston, Montréal a passé une semaine assez tranquille. Lors de la défaite contre Saint-Louis, on a aperçu une équipe qui se remettait à peine de toutes les émotions des journées précédentes; une équipe à plat, jouant sans entrain. Et rares ont été les commentateurs qui n’ont pas exprimé leur compréhension de cette baisse de régime. Le club s’est bien repris contre Pittsburgh, jouant un match parfait sur la route, présentant un système hermétique sans avoir à épater la galerie. Puis, l’équipe s’est à nouveau affaissée lors du match contre Washington. Pendant deux périodes, les arrêts de Price ont permis de croire que le Canadien pouvait répéter les performances du printemps dernier, qui consistaient à être totalement dominé par une équipe alors que le gardien gardait le pointage serré et que des buts opportuns du Canadien tranchaient le débat. Malheureusement, deux buts en troisième ont gâché ce scénario.
Le plus inquiétant dans ce match contre Ovechkin et sa troupe, ce sont les blessures à Plekanec et Halpern. Je crois que le Canadien avait une chance de l’emporter contre Washington, mais le surcroît de travail demandé aux joueurs de centre Desharnais et Eller était trop lourd pour ces jeunes recrues. Ces derniers ont d’ailleurs été en grande partie responsables des deux derniers buts de Washington dans sa victoire de quatre à deux contre Montréal.
Heureusement, il semble que Plekanec et Halpern n’ont pas subi de blessures sérieuses et ne rateront peut-être qu’un seul match.
Ce qui m’étonne un peu, c’est l’identité des jeunes joueurs d’Hamilton qui ont été rappelés. Il s’agit d’Aaron Palushaj et de Nigel Dawes. Je comprends que Palushaj jouait son meilleur hockey de la saison et que Dawes a tout de même joué plus de 200 matchs d’expérience dans la ligue. Mais à 5 pieds 11 pouces (Palushaj) et 5 pieds 9 pouces (Dawes), on ne peut pas dire que le Canadien s’apprête à partir en guerre contre les grosses équipes.
Malgré tout, Montréal s’accroche au sixième rang dans l’Est avec 83 points et 12 matchs à disputer. Le Canadien devance les Rangers de New York de cinq points (New York a un match de moins à disputer) et il traîne de l’arrière par six points sous Tampa Bay et Boston. Bien des choses peuvent arriver dans les trois dernières semaines du calendrier régulier, mais je ne serais pas surpris si Montréal finissait à cette même position.