L’équipe de France sombre dans le reflet de sa société, le Ghana sauve l’honneur.
Le coup de boule en 2006, on en a fait un show médiatique pour marquer une fin de carrière. En 2010, l’irrespectueuse désinvolture française à ce Mondial ne conclura qu’une seule chose : l’envie de supporter les bleus. Au lendemain de son élimination, la France n’a plus qu’à constater que ces insultes lancées à tire-larigot, ces manifestations envers l’autorité et cette attitude de champion du monde que l’on retrouve autant dans les écoles, les rues et les terrains de foot de l’hexagone, n’ont apporté que des fruits amers à sa société. Soit on se dit que ce n’est que du foot et que dans quatre ans, les bleus feront mieux, soit on cherche et impose des solutions. Comme Nicolas Sarkozy, qui va rencontrer l’auteur de cette imposture internationale. Je ne parle pas de Nicolas Anelka, mais plutôt de Thierry Henry, cet excellent joueur qui, in extremis, a qualifié la France à ce mondial au dépend de l’Irlande grâce à un but contrôlé de la main. Une solution, j’en ai une pour faire mon fin. Je les enverrais tous au cinéma pour aller voir la nouvelle version de The Karate Kid, avec Jacky Chan; au moins on y apprend l’importance du contrôle de soi et de l’intégrité, dans le sport et la vie de tous les jours.
Fini l’examen de conscience, les 8e de finale s’en viennent, et 16 équipes n’y participeront pas, dont celle du pays hôte. L’histoire veut que les Bafana Bafana soient le premier pays organisateur à ne pas se qualifier au deuxième tour d’une coupe du monde. Mais comme tout le monde le sait, ce mondial, c’est l’Afrique qui l’accueille. Alors, grâce au Ghana, qui finit second de son groupe, avec les Allemands bons premiers, cette première coupe africaine se faufile entre certaines statistiques désagréables. Ce seront les joueurs états-uniens que les Black Stars vont affronter lors de leur second huitième de finale en Coupe du monde. En 2006, l’équipe s’était durement fait éliminer par le Brésil, trois à zéro. L’Allemagne et l’Angleterre se retrouveront donc dans l’autre match éliminatoire, qui se jouera le 27 juin prochain. Le face à face de ces deux favoris de cette coupe du monde pourrait tourner en faveur de l’Angleterre, qui voudra sûrement poursuivre sa tradition instaurée depuis les deux dernières éditions, soit de se qualifier pour les quarts de finale. Même si, depuis le début des rencontres en sol africain, le onze britannique, mené par le sélectionneur rigoureux Fabio Capello, n’a pas vraiment fait preuve de tous ses talents.
Pour l’instant, sur les huit premières équipes accédant au second tour, il y a une équipe de chaque continent. Je mise sur l’Argentine, pour l’Amérique du Sud, qui éliminera le Mexique. Gagnée par l’Afrique, l’Amérique du Nord et les États-Unis n’ira pas plus loin. L’Asie, avec la Corée (contre l’Uruguay), et peut-être le Japon, devra vraiment se battre pour se hisser au quart de finale. Pour l’Europe, le Portugal et l’Espagne resteront les valeurs montantes de ce mondial. Au moment d’écrire ces lignes, la Nouvelle-Zélande doit gagner contre le Danemark pour s’assurer une place à la prochaine ronde.