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le Jeudi 12 novembre 2009 15:43 | mis à jour le 20 mars 2025 10:37 Divers

Hockey féminin La saison de hockey est commencée!

Hockey féminin La saison de hockey est commencée!
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Pour certaines, le hockey est implanté dans leurs vies depuis des lunes, pour d’autres cette année est une grande première, pour d’autres encore, il s’agit d’apprendre le jeu de A à Z, dans une langue qui ne leur est pas familière. Entrons dans un monde de sueur où les défis sont fracassés à même la bande.

 

Le hockey est très important à Hay River, la ville peut se targuer d’avoir une ligue de hockey comptant plus d’une centaine de patins, trois coachs et une cinquantaine de femmes qui ont plus de mordant sur la glace qu’un vent à Inuvik en plein hiver. Ces dernières ont à peine chaussé premiers patins qu’elles se lancent sur la glace, avec tous les défis que la pratique d’un sport représente. Myriam Lachance-Bernard expérimente présentement sa première saison de hockey à vie, la jeune femme francophone doit, en plus d’explorer le jeu, fait face à un double défi : le faire en anglais. « Des fois, les filles me disent «Wow, Myriam tu t’es améliorée vite», mais dans le fond, c’est qu’avant je ne comprenais juste pas quoi faire… », raconte-t-elle en riant. Loin de la décourager, cette première embûche nourrit encore plus son désir du jeu et de la glace.

Après les premiers coups de patin, elle a dû apprendre vite à freiner et surtout, éviter à la bande de le faire pour elle. Dès la deuxième pratique, elle a été initiée au jeu, le vrai «su’à glace». Depuis, elle se concentre à vouloir bien jouer. Pis ça, ce n’est pas aussi aisé que ça peut en avoir l’air à la télévision, à part pour les Maple Leafs bien entendu*. Pourtant, lorsqu’on la rencontre samedi, elle bouille d’impatience de retourner sur la glace. « Ce n’était pas la pratique de mon équipe mardi dernier, je n’ai donc pas joué depuis dimanche! », dit-elle.

La ligue de hockey à Hay River compte trois équipes féminines, elles se partagent les glaces le samedi, dimanche et mardi. « Mais dans le fond, j’aurais pu y aller même quand ce n’était pas mon équipe, pour combler les absentes », réfléchit Myriam tout haut.

Le hockey dans une communauté comme Hay River joue un rôle social important. Quand il manque une fille dans une équipe, pas de chichi, une autre équipe peut envoyer du renfort. Sophie Call en est à sa quatrième saison dans la ligue de Hay River, avant son arrivée dans la petite ville elle n’avait jamais joué au hockey. « Le succès de la ligue ici parle de lui-même! », dit-elle en poursuivant que, chaque année, de nouvelles femmes rejoignent les bancs avec elles. « Ce qui est bien avec la ligue ici c’est qu’il y a vraiment de tous les niveaux d’habileté », se réjouit Sophie. Alors que certaines joueuses ont joué dans des ligues universitaires, d’autres n’ont tout simplement jamais appris à patiner. « Il n’y a pas vraiment de compétition, sauf dans les tournois! », poursuit celle qui est devenue gardienne de but depuis les deux dernières années. Sophie ayant évolué comme gardienne au soccer pendant 15 ans a décidé de relever le défi sur la glace. « Je n’avais pas de crainte à être dans les buts, le défi a été vraiment d’apprendre à supporter l’équipement plutôt lourd! », ajoute-t-elle. Elle s’empresse de rappeler qu’il manque toujours cruellement de gardienne dans la ligue : « N’importe qui d’intéressée peut venir nous voir, même si c’est juste à temps partiel! ». Elle rappelle aussi que les tournois ne sont obligatoires pour personne et qu’il revient à chacune de décider d’y participer ou non.

En somme, le hockey féminin à Hay River n’a rien à envier à son homologue masculin. Les vestiaires féminins détiennent eux aussi leur lot de conversations secrètes, les tournois leur propre adrénaline et les pratiques leur même intensité. Les Hay Riveraines d’origine ou d’adoption ont appris à se supporter au fil du temps. En général de quatre à cinq tournois par année sont organisés pour les joueuses intéressées, le premier se déroulera à High Level, dans la fin de semaine du 14 et 15 novembre. « Il s’agit d’un autre bon moyen d’acquérir une solide expérience! », lance Sophie. Myriam Lachance-Bernard se rendra, elle aussi, à ce tournoi, son premier à vie… après à peine un mois d’expérience sur la glace!