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le Jeudi 22 octobre 2009 15:41 | mis à jour le 20 mars 2025 10:37 Divers

Le Canadien de Montréal Panique!

Le Canadien de Montréal Panique!
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Après huit matchs, le club a seulement trois victoires et a connu une séquence de cinq défaites consécutives. Qu’est-ce que vous croyez qu’il se produit actuellement dans les pages des journaux, sur les lignes ouvertes ou sur les babillards? La panique est en ville.

 

Au début de la saison, plusieurs partisans et commentateurs s’attendaient à un lent début pour le club en raison des changements importants dans le personnel de joueurs et aussi dans le système de jeu préconisé par Jacques Martin. Comme mentionné dans les chroniques précédentes, je crois que les deux premiers mois seront consacrés à peaufiner le jeu d’équipe.

 

Ce qui est rigolo dans les articles et commentaires de panique, c’est que ces mêmes commentateurs semblent avoir oublié leurs prédictions de début d’année. Soudainement, c’est le dernier match qui garantit tout. Mais quand on prédit un lent début de saison à un club, comment alors peut-on décider que tous les jeunes du club ne valent plus rien, que le jeune Price est rien de moins qu’un pétard mouillé, que l’attaque anémique du club ne peut s’améliorer ou que la défensive n’ira nulle part?

 

C’est peut-être parce que notre définition d’un lent début de saison n’est pas la même. Pour moi, un lent début de saison, c’est une fiche perdante dans les cinq premiers matchs disputés sur des patinoires adverses (je ne leur accordais aucune victoire dans ces circonstances). C’est aussi la possibilité de perdre plusieurs de leurs premiers matchs à la maison. C’est de voir un dossier de trois victoires et cinq défaites en ce début de saison.

 

 

« Entre les deux, mon cœur balance » – R. C.

Marc-André Bergeron a fait une première présence dans l’uniforme du Canadien lors du match contre Atlanta. Le jury est encore en délibération quant à savoir s’il aura un impact sur les chances de succès de l’équipe. Et la saison du Canadien est telle qu’on a bien failli perdre Bergeron après seulement une couple de périodes après qu’il eût encaissé un coup à la tête.

 

La réputation de Bergeron dans la LNH n’est pas des plus flatteuses. Comme le disait John Candy : « Ma réputation me précède. Heureusement sinon je serais toujours en retard. » Cette citation n’a aucun rapport, mais je l’aime bien. Agent libre sans restriction, Bergeron n’avait pas encore trouvé preneur en ce début de saison. Il a certes des aptitudes offensives, mais l’ensemble de son jeu défensif est quelque peu douteux. Pourquoi donc Gainey a été le chercher?

 

L’essai raté de Weber (trop jeune) pour aider l’apport offensif des défenseurs n’a cependant laissé d’autre choix à Gainey que de se tourner vers ce défenseur unidimensionnel pour relancer le jeu de puissance. On verra le résultat au cours des prochaines semaines. Je crois qu’ici aussi il faut donner la chance à Bergeron d’apprendre à connaître ses coéquipiers et le système de jeu de Jacques Martin.

 

En attendant, ça laisse notre copain Roland Charest dans une situation ambiguë. Si Bergeron est un copain, son club de prédilection, ce sont les Bruins de Boston. Le Canadien et les Bruins s’affronteront à six reprises et Roland n’aura d’autre choix que d’applaudir lorsque Bergeron comptera des buts ou aidera le Canadien à compter contre Tim Thomas.