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le Jeudi 23 avril 2009 16:03 | mis à jour le 20 mars 2025 10:37 Divers

Transport aérien Les pistes d’atterrissage s’allongent, la liste des réglementations aussi

Transport aérien Les pistes d’atterrissage s’allongent, la liste des réglementations aussi
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Le GTNO cherche à faire valoir les conditions particulières de son espace aérien.

Trois aéroports des TNO verront leur piste d’atterrissage s’allonger de plus d’une centaine de mètres. Le gouvernement territorial a récemment annoncé un investissement de six millions de dollars sur les trois prochaines années pour augmenter la distance d’atterrissage sur les pistes de Fort Good Hope, Tulita et Fort McPherson. Ce financement initialement prévu s’échelonner sur sept ans a été comprimé pour répondre plus rapidement aux priorités du GTNO s’efforçant de réduire le coût de la vie dans le Nord.

Lors de cette annonce, le ministre des Transports ténois, Michael McLeod, s’est adressé aux représentants de l’Association du transport aérien du Nord, en qualifiant l’industrie du transport aérien comme étant toujours le moyen de transport le plus important sous nos latitudes, et ce, durant toute l’année.

Selon Pietro De Bastiani, du bureau du ministre, l’allongement d’une piste d’atterrissage permet à un avion-cargo d’utiliser une plus longue distance de freinage, lui permettant ainsi d’être plus chargé. Un aéronef plus chargé se traduit en une cargaison plus importante ce qui optimise la livraison de matériel et de denrées aux collectivités ténoises n’ayant pas accès au réseau routier. Cette optimisation se reflète dans l’économie et dans la réduction du coût de la vie nordique. Pourtant, ces efforts de réductions des coûts sont mis à l’épreuve.

 

REC 704

Alors que les TNO essayent d’améliorer ses infrastructures autour de l’industrie aérienne, de nouvelles normes imposeront bientôt plus de rigueur au transport aérien et à la sécurité au Canada. C’est le ministère des Transports du Canada qui est responsable d’émettre ces lois, mais ici, c’est le ministère des Transports ténois qui se doit d’opérer les aéroports en vertu de ces lois. Dès 2010, le Règlement de l’aviation canadien (REC) renforcera ses réglementations à la largeur du pays. Le problème selon gouvernement des TNO c’est que plusieurs de ses modifications impliquent des coûts d’exploitation beaucoup plus importants au-dessus qu’au-dessous du 60e parallèle. Différents modifications à la Loi sur l’aéronautique dont l’article 704 qui requiert plus de données prouvant que les niveaux minimums de sécurité soient atteints lors du décollage et de la montée dans les airs. Ce qui introduirait un nouveau facteur pour les transporteurs aériens du Nord : la performance des aéronefs.

L’obligation de fournir un nombre plus important d’employés de sécurité, des zones d’attente et de fouille de bagages plus larges pourrait devenir une charge très lourde aux yeux du GTNO. « Nous sommes toujours en discussion avec le fédéral pour faire valoir la différence de notre réalité avec celle du Sud. Nous ne sommes pas uniques, mais dans les territoires, nous ne bénéficions pas nécessairement d’alternative pour acheminer nos cargaisons dans les communautés. C’est facile en province où le train et le camion peuvent substituer les coûts élevés du transport aérien, mais ici ce n’est pas souvent le cas. Alors, ces nouvelles normes sont un fardeau financier de plus pour notre système, et nous cherchons à ce que le gouvernement fédéral comprenne notre situation », conclu Pietro De Bastini.