13 janvier 2009 – Après plusieurs semaines de spéculations quant à la possibilité du Canadien d’obtenir les services de Mats Sundin, la période du temps des fêtes a offert un cadeau aux Canucks de Vancouver : un gros centre de 6 pieds 5 pouces.
Chapitre terminé, passons au suivant : Lecavalier. Je ne vais pas m’éterniser sur cette rumeur et encore moins essayer d’évaluer quel serait l’impact de ce joueur. Ce serait une perte de temps. Si jamais il se retrouve à Montréal, j’aurai amplement le temps d’y consacrer quelques chroniques.
Je ne vais pas non plus tenter d’évaluer les ressources qui pourraient être offertes à Tampa Bay par le DG du Canadien pour obtenir Lecavalier. Là aussi, rien ne garantit que les joueurs mentionnés dans les rumeurs sont ceux offerts ou demandés. Je vais plutôt faire mon évaluation des besoins du Canadien en cette mi-saison.
À petits pas
Après le pas de géant fait l’an dernier, qui a vu le Canadien terminé en tête de la conférence de l’est, la progression du Canadien s’est poursuivie, mais beaucoup moins rapidement. Il y a une simple raison pour expliquer la progression plus lente du Canadien cette année : le jeu de puissance. Et encore faut-il remarquer que le jeu de puissance a fonctionné rondement lors des quatre derniers affrontements.
Mais la situation de Montréal n’est pas dramatique. S’il continue à jouer comme il le fait actuellement, le club terminera avec une récolte de 110 points, en hausse face aux 104 points de l’an dernier.
À mon avis, pour ce que ça vaut, tout ce que la direction du club a à faire, ce sont de petits ajustements. Ça ne veut pas dire que Gainey refuserait une transaction majeure s’il croit pouvoir améliorer son club, mais la situation actuelle le place en position de force dans toute négociation avec ses homologues.
Le Canadien n’a accordé que 112 buts en 42 matchs. Seulement quatre équipes ont mieux fait dans la ligue nationale. Cette statistique reflète non seulement la qualité de la brigade défensive, mais aussi la qualité du système de jeu et la qualité des gardiens de but. Si le système semble bien fonctionner et que les deux gardiens font bien leur boulot, il y a probablement un peu de place à amélioration dans la brigade défensive.
Célèbre pour ses bourdes défensives, Patrice Brisebois se retrouve néanmoins en milieu de peloton au point de vue des statistiques de son rendement. En fait, depuis le début de la saison, c’est plutôt Komisarek et Bouillon qui en arrachent défensivement, sans contribution notable du côté offensif. Cependant, si Gainey essaie d’améliorer sa brigade défensive d’ici la date limite des transactions, l’âge de Brisebois jouera contre lui. Mais Gainey n’ira chercher qu’une police d’assurance à cette position, les jeunes du club-école (O’Byrne et Weber) n’étant vraiment pas prêts pour la LNH. Il n’y a que sept équipes qui affichent un meilleur rendement offensif que Montréal. La situation est telle que si le jeu de puissance avait fonctionné comme l’an dernier, Montréal serait encore plus redoutable. Je ne suis pas certain cependant que Gainey va sacrifier la fiche défensive de son club afin d’améliorer le jeu de puissance. Bref, Gainey pourrait rechercher un défenseur fiable et un joueur d’avant possédant un bon tir de la pointe.