le Jeudi 7 mai 2026
le Vendredi 12 Décembre 2008 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:37 Éditorial

Pas trop bon de ce temps-ci

Pas trop bon de ce temps-ci
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Le titre ne fait ni référence à la température glaciale qui s’est abattue sur les TNO, ni à la situation précaire dans laquelle Stephen Harper s’est retrouvé à Ottawa.

Non, aujourd’hui je me mets dans les souliers du ministre ténois des Finances, Michael Miltenberger. Et quand je me retrouve dans ces souliers, je me sens tout petit.

En effet, on sait déjà depuis plus de six mois que le gouvernement territorial est aux prises avec des problèmes budgétaires. De nombreuses séances de consultation ont eu lieu, mais la situation a beaucoup changé depuis le début de l’année. Grosso modo, le gouvernement cherchait à accroître ses revenus de 30 millions ou à effectuer des compressions du même ordre, ou de trouver un compromis entre les deux.

Faisant maintenant face à la récession mondiale et ses impacts sur le secteur d’extraction des métaux, la situation est encore pire pour le GTNO puisque toute possibilité de bénéficier de l’essor économique vient de s’envoler en fumée.

Et on doit se sentir tout petit quand on considère que le gouvernement n’a aucun contrôle sur cette situation. Si le Canada peut se permettre de présenter des budgets déficitaires au cours des prochaines années afin d’atténuer les effets de la récession, le gouvernement territorial ne dispose pas d’une telle marge de manœuvre et de crédit. Pis, même les grands gouvernements mondiaux réalisent qu’ils n’ont aucun contrôle de la situation. D’où la remarque du président français lors de sa visite en Amérique du Nord à l’effet qu’il faudrait revoir le système économique et monétaire international afin que les gouvernements puissent reprendre le contrôle. Alors, si la France, les États-Unis, la Grande-Bretagne et les autres joueurs majeurs de l’économie mondiale se sentent impuissants devant l’ampleur du problème, imaginez le ministre ténois des Finances.