Au cours de l’automne, un officier de la patrouille des Rangers canadiens de Yellowknife est venu rencontrer le maire et le conseil municipal de Hay River pour proposer un projet de mise sur pied d’une patrouille de Rangers dans cette ville. Cette première visite a été suivie, le 26 novembre dernier, d’une permanence d’une demi-journée de deux sous-officiers pour présenter un diaporama et des outils de promotion pour recruter des volontaires.
« Nous sommes ici pour parler des Rangers, de leurs missions, de leurs programmes et des étapes à suivre pour s’engager », explique l’adjudant-chef Wayne Baldwin. Il nous faut un minimum de 15 personnes et un maximum de 35, ce nombre étant la taille d’une patrouille complète. » L’accent est mis sur le fait que la période principale d’entraînement dans une année représente dix journées complètes, tous frais payés, avec la possibilité de vivre des expériences de terrain absolument uniques dans le Grand Nord. Ainsi que le souligne l’adjudant Floyd Powder, « les Rangers de Hay River pourront rejoindre des expéditions à travers les trois territoires nordiques et participer à des échanges interculturels, ceux de Hay River pourraient échanger leur place avec des Rangers d’une collectivité inuite par exemple. »
Créée en 1942 pour guetter des activités de l’armée japonaise le long de la côte du Pacifique, la milice de l’époque s’est transformée après la guerre et les années 1950 en patrouilles de Rangers dans les trois territoires nordiques. Ce déploiement de forces intervenait dans un contexte de guerre froide entre les États-Unis et la Russie, le Nord canadien présentant alors une vulnérabilité rendant facile la circulation de navires et sous-marins de ces deux pays dans les espaces maritimes arctiques que le Canada considérait comme faisant partie de son territoire national. Aujourd’hui, les Rangers patrouillent les trois territoires nordiques par des expéditions ponctuelles et sont chargés de rapporter tout événement suspect aux forces armées canadiennes; ils sont également amenés à porter secours si cela est nécessaire. Dans le cadre de ces expéditions, les volontaires apprennent entre autres des techniques traditionnelles de vie dans des conditions climatiques rudes.
Si le nombre de candidats atteint le chiffre minimum de 15 personnes, alors Hay River devrait avoir une patrouille de Rangers dès l’an prochain.