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le Jeudi 17 janvier 2008 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:36 Divers

Fais du feu dans la cheminée, je reviens chez nous

Fais du feu dans la cheminée, je reviens chez nous
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Comme je vous l’avais dit dans mon article avant les Fêtes, je suis allée à Yellowknife pendant cette période. Et la magie a encore une fois opéré.

D’abord, soit dit en passant, ce n’est pas toujours évident de voyager en avion l’hiver. On ne sait jamais quand on va arriver à destination pour toutes sortes de raisons en dehors de notre contrôle, et à plus forte raison pendant la période des Fêtes : température, retards, manque de personnel, etc.

Ces contretemps, je les ai tous eus. D’abord, mon vol de Montréal à Calgary est parti en retard de plus d’une heure. Et comme je n’avais pas tout à fait une heure à Calgary pour prendre l’avion entre Calgary et Yellowknife!!! L’effet domino, quoi!

Nous sommes donc arrivés à Calgary à midi et je me suis tout de même dirigée vers la porte d’embarquement pour Yellowknife, en espérant un retard. J’arrive à la porte et le préposé me demande de le suivre au pas de course. On se dirige sur la piste et l’avion pour YK est là, la porte déjà fermée. Croyez-le ou non, le capitaine fait un signe affirmatif pour ouvrir la porte qui était déjà fermée. On fait venir quelqu’un et on m’ouvre la porte et je m’engouffre dans l’avion. Incroyable! Un vrai traitement princier. Je n’en reviens pas. La magie du Nord commence à opérer.

Il va sans dire que j’avais déjà appelé de Montréal pour faire savoir à mes amis que je n’arriverais probablement pas à destination avant la fin de la journée. Je rappelle donc pour leur faire savoir que je suis bel et bien arrivée, à l’heure. Bien sûr, mes bagages n’ont pas suivi, mais je n’ai aucune crainte : je vais les récupérer le soir sur un autre vol. Je n’ai aucune crainte. Ça m’est arrivé souvent et jamais je n’ai rien perdu. Il est à peine 14 h 30 et je suis rendue à Yellowknife, partie à 6 h du matin de Québec. Wow!

Le soir, comme nous allons chercher quelqu’un à l’aéroport, je récupère mes bagages. Tout est là!

Le lendemain, j’ai rendez-vous avez des amis pour aller luncher. C’est avec un grand plaisir que je retrouve plein de monde que je n’ai pas vu depuis plus d’un an et demi. L’atmosphère est si chaleureuse! Je me retrouve dans ma ville et soudain l’évidence s’impose à moi : je me sens beaucoup plus chez moi ici qu’à Québec. C’est à la fois agréable et douloureux à réaliser! Je n’ai pas encore réussi à faire de ma nouvelle ville mon chez-moi, même si j’y suis bien installée et que je recommence à me faire un réseau d’amis. Je le savais, mais jamais je ne l’avais réalisé à ce point, faute d’occasion.

Et le lendemain, et les jours qui suivent, je continue de réaliser à quel point je suis encore chez moi : dans les magasins, à l’épicerie, au garage, dans la rue. Partout, je connais du monde, partout le plaisir de retrouver des amis, des connaissances, des visages connus, de déambuler dans des endroits qui n’ont pas de secrets pour moi, de conduire dans des rues si familières.

Dans mon excitation, j’ai quasiment oublié de vous dire que j’ai eu droit à mon feu d’artifice dès la première soirée de mon arrivée. Le ciel s’est éclairé de vert et a dansé pour moi, c’est ce que je crois et laissez-moi mes illusions.

Et il y a également le froid qui était de la partie, et qui ne m’a pas dérangée, en tout cas, pas vraiment. J’étais habillée pour faire face à toute éventualité et j’ai bien fait. Et peu à peu, la température s’est réchauffée, si bien que le matin où j’ai repris l’avion, il faisait -12 degrés à Yellowknife au départ, et -25 à Québec à mon arrivée. J’ai transporté avec moi la température. Pas mal, non?

Le retour à également été un peu rock and roll. Ils ont changé mon billet à la dernière minute et j’ai dû passer par Vancouver pour aller à Québec, un petit détour d’au moins 2 000 kilomètres. Un détail! Mais c’était ça ou je couchais en route, car mon transporteur n’avait plus de vol pour Calgary le matin. Je n’avais donc pas le choix. De Vancouver à Toronto, retard de plus de deux heures. Donc, re-effet domino. Heureusement, il y a un dernier vol en soirée qui fait Toronto – Québec. Donc, après être partie à 7 h 30 de la maison, à YK, il était près de deux heures du mat quand je suis entrée chez moi. On peut dire que c’est loin, Yellowknife. Je le savais, je venais simplement de le réaliser à nouveau.

Le plaisir de passer les Fêtes avec les amis, de se sentir en famille, de bien bouffer ensemble, de chanter, de rire, de se remettre à jour, je ne vous dirai jamais assez à quel point c’est agréable. Et en plus, nous avons célébré la fête de Noël deux fois, soit le 24 et 25 et le 28 et 29 décembre. Donc, cadeaux et bouffe deux fois. Pour des raisons de travail et de mines de diamants, mais ça, c’est une autre histoire que je vous raconterai peut-être un autre tantôt, si ça adonne.

On peut dire que l’année a bien débuté pour moi. J’espère qu’il en va de même pour vous!