Je reviens tout juste d’un merveilleux voyage au Maroc. Ce pays m’a ébloui. Notre itinéraire : arrivée à Casablanca, correspondance pour Marrakech et en route pour découvrir le sud du Maroc.
Sur l’avion, un groupe de 30 jeunes d’un collège de Montréal se dirige vers la même destination que nous. Trois enseignants les accompagnent. Leur excitation se ressent dans leur voix, dans leur attitude, tout comme nous, d’ailleurs.
Je ne connais personne, ayant décidé de payer la différence pour personne seule, car personne de ma connaissance ne pouvait se libérer à cette période. Je sais que 14 autres personnes sur l’avion font partie de mon groupe, mais je ne les ai pas rencontrées, ayant été la dernière à prendre ma carte d’embarquement. Je vais les rencontrer à l’arrivée à Casablanca. Je ne suis pas pressée, voulant profiter de tous les instants de solitude qui restent pour préparer ce voyage dans ma tête et mon coeur.
Le transfert entre Casablanca et Marrakech se fait assez rapidement et après un petit vol de quelque 40 minutes, nous atterrissons à Marrakech.
Les personnes du groupe se rassemblent et font connaissance. Notre guide marocain nous attend à la sortie, et nous dirige vers le car qui nous accompagnera tout au long de notre périple. Autour de l’aéroport, l’effervescence est à son comble, Partout, il y a de la construction, à commencer par l’aérogare qu’on est à ragrandir. Et ailleurs, les grues sont partout visibles. Le boom est perceptible partout.
Notre bus nous amène à l’hôtel où nous coucherons pendant trois jours, histoire de découvrir la magnifique ville qu’est Marrakech. Après un repos bien mérité de quelques heures, nous rejoignons le car pour une vue d’ensemble de cette ville tellement vivante et tellement colorée.
Un petit tour dans la médina nous fait réaliser à quel point cette ville a préservé des traditions, des us et coutumes souvent plusieurs fois centenaires. Les divers métiers et professions se retrouvent regroupés dans des endroits précis de la médina : ferblantiers, ébénistes, travailleurs du cuir, tisserands, potiers, etc. De jeunes enfants viennent y apprendre leur métier après leur classe. Des enfants très jeunes, trop jeunes même à notre sens. Mais d’après notre guide, ces enfants doivent faire leur apprentissage très jeunes s’ils désirent maîtriser leur art et ensuite bien gagner leur vie dans le métier choisi. En bons nord-américains que nous sommes, nous ne sommes pas convaincus du bien-fondé de la chose. Nous essayons quand même de passer par-dessus nos préjugés, mais cela ne se fait pas si facilement. À preuve : le souvenir demeure bien présent.
Le lendemain, nous allons nous balader dans cette belle ville, et finissons le périple en prenant un café sur le toit d’un restaurant, près de la grande place. L’activité y est à son comble. Pas assez de deux yeux pour tout voir : charmeurs de serpents, magiciens, acrobates, vendeurs de toutes sortes, étals de nourriture, petits bouibouis pour étancher sa faim ou sa soif, c’est incroyable. Jamais je n’ai vu place aussi animée et aussi colorée. Après le café, on se promène dans la foule, en tenant notre sac et notre caméra bien serrés contre nous, car il faut se faufiler dans la foule, tant elle est dense. Et il faut aussi bien regarder devant soi, car pas question de se retrouver face à face avec un cobra ou autre serpent. Il y en a partout. Pas en liberté bien sûr, mais s’il y en avait un qui s’échappait! Je suis certaine que c’est déjà arrivé. Donc, bien regarder où on va. Le charme de la place nous ravit. Ici, des femmes et des hommes qui rappellent différentes époques, différents siècles, pourrais-je même dire. Des hommes en djellabas, des hommes en veston cravate, des jeans, des bermudas. Tout y est. Pour les femmes, c’est la même chose : des femmes au visage voilé complètement, au visage voilé en partie, au voile découvrant complètement le visage, des jeunes sans voile, les cheveux au vent. Toutes les tendances se retrouvent ici, à Marrakech. On sent l’influence de la grande ville. Ici, tout le monde se côtoie et tout le monde s’accepte, du moins en apparence.
Si on entend l’appel à la prière dans la ville, aux heures prescrites, la religion n’est pas aussi omniprésente qu’elle l’est dans d’autres pays musulmans que j’ai visités. Le pays semble faire preuve d’une plus grande tolérance, de moins de fanatisme.
Ici, les gens sont gentils : boutiques, restos, petites échoppes. Rarement sent-on de l’agressivité, contrairement à d’autres pays où il arrive de se faire vraiment engueuler si on s’aventure à ne rien acheter. Après tout, on est dans la capitale du sud du Maroc.
Le soir, de retour à l’hôtel, on partage les avis qui semblent faire l’unanimité : on aime Marrakech, après ces deux jours et demi passés à la parcourir. Demain, un autre genre d’aventure nous attend, l’aventure du Grand Sud. L’excitation est palpable.
Et je vous laisse là-dessus. Je poursuivrai ce récit dans mon prochain article. C’est si agréable de raconter. Ça permet de revivre de grands moments et de grandes émotions, et ça permet également d’occulter certaines choses qu’on veut oublier, comme ma nuit passée à courir aux toilettes, à me demander qu’est-ce que j’avais bien pu manger qui m’a rendue malade à ce point. Mais on l’occulte, que je disais.
Je vous dis donc à la prochaine et je veux vous rappeler que si je raconte, c’est sans prétention, je le fais simplement pour partager de belles images avec vous.