le Jeudi 23 avril 2026
le Vendredi 14 septembre 2007 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:36 Divers

Yellowknife, un endroit privilégiée

Yellowknife, un endroit privilégiée
00:00 00:00

L’autre jour, je parlais avec une amie, ici, à Québec, et elle m’expliquait que par rapport à d’autres, ses enfants avaient eu des occasions uniques. Et quand elle m’a énuméré ces occasions, je me suis bien rendue compte qu’elles étaient bien ordinaires, ces occasions, par rapport à certaines occasions qu’ont les certains jeunes à Yellowknife.

Ainsi, je me rappelle, une année, à l’école Allain St-Cyr, que les jeunes ont eu un échange avec des jeunes du Québec. Ce n’est quand même pas à la porte, le Québec. Et c’est quand même drôlement enrichissant que d’aller si loin dans un échange d’étudiants.

Je me souviens entre autres, d’un élève qui était hébergé chez une étudiante dont le père travaillait à la Fondation Mira. Pas besoin de dire que la Fondation a fait l’objet d’une visite de long en large et qu’il s’agit là quand même d’une vraie belle occasion.

On se souvient tous des voyages effectués en Europe ou en Amérique du Sud par des jeunes du secondaire. Ainsi, encore une fois, les jeunes de différentes écoles de Yellowknife ont eu l’occasion d’aller en Europe avec des enseignants comme accompagnateurs. Les jeunes doivent collaborer pour ramasser des fonds par des activités diverses, comme des lave-autos, des soupers spaghetti, etc., mais quand même, ce n’est pas chose courante, ici à Québec, par exemple, que des jeunes du secondaire puissent aller faire un voyage en Europe dans le cadre de leurs études secondaires. Bien sûr, ils vont faire des voyages, comme à New York, Boston ou Chicago, mais ce genre de voyage se fait en bus, dure deux ou trois jours et est loin d’approcher les coûts de ceux qui se font par les jeunes de Yellowknife.

Et que dire des autres occasions offertes par cette ville, ne serait-ce que face aux possibilités offertes! Ainsi, pendant les années passées là-haut, j’ai eu bien des chances qui ne m’auraient jamais été offertes ici, dans le Sud, ou qui m’auraient pris des années à atteindre. Des exemples : le fait de pouvoir faire de la radio communautaire pendant quelques années, d’avoir une formation pour utiliser le système informatique de la radio. Ainsi, les personnes qui le désiraient, pouvaient avoir leur propre émission et faire la technique elles-mêmes, sans l’aide de personne. Bien sûr, les animateurs et animatrices qui préféraient avoir un technicien ou une technicienne pour ce faire pouvaient également le faire. Et j’imagine que ça se passe encore ainsi maintenant. Et le fait d’avoir accès à cette radio si facilement, c’est vraiment un grand et beau privilège. La chance est vraiment donnée à tous et à toutes.

Et je repense également à cette possibilité offerte de faire partie d’un organisme francophone national. Ainsi, pour ma part, j’ai siégé sur un conseil d’administration national pendant quelques années. Il s’agissait d’un organisme de femmes francophones du Canada. Cette expérience a été très positive et très formatrice pour moi, et pour nombre de femmes d’un peu partout au pays. Je ne suis pas certaine que je pourrais siéger à un organisme d’une telle importance aussi rapidement au Québec.

Et que dire des nombreuses personnes, à Yellowknife, qui en raison de leur travail ou de leur bénévolat, ont l’occasion de participer à des conférences ou des réunions nationales ou internationales, et de rencontrer des gens de partout, de faire partie de décisions importantes qui se prennent à différents niveaux, que ce soit dans le domaine de l’éducation, de la jeunesse, de la politique ou autre.

Et je repense également à d’autres belles occasions offertes dans toutes sortes de domaines et qui sont si facilement accessibles. Il suffit de démontrer son intérêt. Qu’il suffise de penser à la Dictée des Amériques, à la Dictée PGL, au Parlement Jeunesse, etc. Oui, un jeune qui désire participer peut se voir offrir bien des opportunités, dans le Nord. Et je ne me lance pas le domaine des sports, car vous savez, tout comme moi, que là encore, les possibilités qui s’offrent sont sans fin.

Et je ne peux m’empêcher de me dire également que dans le Nord, la participation des gens et le bénévolat sont vraiment présents et perceptibles. Et cela fait boule de neige, ce qui n’est pas peu dire pour le Nord, si vous me permettez le jeu de mots.

Yellowknife offre beaucoup. Souvent, il suffit de démontrer de la bonne volonté et de participer pour que s’ouvrent de nouvelles avenues. En ce début d’automne, je vous souhaite à tous de trouver une niche pour passer un bel hiver. Et n’oubliez pas de faire du bénévolat dans les différents organismes francophones, sportifs ou autres. Cela ne peut être qu’à votre avantage. Et je ne parle pas que de voyages ou de déplacements. Je parle de la satisfaction ressentie à donner de son temps et à contribuer à l’avancement de différents organismes, sans compter le plaisir de côtoyer des gens intéressants. Finalement, mes divagations m’ont emmenée à faire l’éloge du bénévolat. Pourquoi pas! Bon automne!