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le Vendredi 4 avril 2003 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:35 Éditorial

Pas facile d’être Inuit !

Pas facile d’être Inuit !
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Depuis des millénaires, les Inuits consomment le produit de leur chasse et de leur pêche. Un changement important s’est produit au cours du dernier centenaire : des produits chimiques nocifs tendent à s’accumuler dans leur alimentation. Le pire, c’est qu’ils ne peuvent même pas se plaindre à leur gouvernement puisque ces polluants ne sont même pas domestiques, provenant principalement des autres pays, voire des autres continents (voir article en page 7).

Il n’est pas facile de changer des habitudes alimentaires. Il y a d’abord toute une culture et toute une façon de penser à changer. Ce n’est pas une mince tâche. De plus, le corps humain des Inuits s’est adapté, au fil des millénaires, à une diète riche en gras et en protéine. L’état de santé des Inuits serait plus précaire si on leur imposait une diète différente, intégrant plus de végétaux, par exemple. Leur corps et leur métabolisme exigent cet apport de gras et de protéines animales.

C’est la même situation dans les différentes régions du globe qui sont surpeuplées et où les populations locales se sont tournées vers une diète principalement végétarienne. Leur imposer une consommation accrue de viande causerait des torts à leur santé.

Il y a une lueur d’espoir pour les Inuits. Bien que renfermant des polluants organiques nuisibles à la santé, les aliments traditionnels renferment encore plus d’éléments importants pour les garder en bonne santé. L’idéal est donc de consommer du gibier et du poisson qui se situent plus bas dans la chaîne alimentaire. En effet, plus on monte dans la chaîne alimentaire, plus les polluants persistants seront en grande concentration.