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le Mercredi 4 avril 2001 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:35 Éducation

« On s’embrasse beaucoup au Québec ! » -Andrew Matthews Jeunes des T.N.-O. en échange au Québec

« On s’embrasse beaucoup au Québec ! » -Andrew Matthews Jeunes des T.N.-O. en échange au Québec
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Arrivée à l’aéroport. « J’ai eu très peurŠ de l’accueil aux trompettes », raconte Andrew Matthews. Les jeunes Québécois leur avaient réservé une surprise, ils les attendaient avec trompettes et banderoles, et Andrew était le premier de la file !

Lors de leur départ de Yellowknife, la température atteignait les -48šC, incluant l’indice de refroidissement éolien. Pourtant, la visite du Biodôme et de son climat tropical n’a pas semblé les dépayser. D’ailleurs, une tempête de neige les attendaient au réveil le lendemain. « C’était amusant », s’exclame Pascale Savage. « La tempête ? Il n’est pas supposé faire beau là-bas, comparativement à ici », ajoute-t-elle en riant. Le groupe a goûté aux joies de l’école buissonnièreŠ Non, ils ne se sont pas éclipsés des cours, mais une panne d’électricité a écourté les heures de classe, au grand bonheur des élèves québécois qui sont revenus à la maison avec leur jumeau plus tôt que prévu.

Les jeunes des T.N.-O. ont bien aimé les bancs d’école de la polyvalente de Saint-Hyacinthe. « Ils ont le choix de s’asseoir où ils veulent et ils sont beaucoup plus silencieux », souligne Pascale Savage.

Surprises et découvertes

Certains jeunes se sont sucré le bec, et ce jusqu’à deux fois par jour. « Mon frère jumeau m’a emmené deux fois à la cabane à sucre », s’exclame Thomas deBastian, qui a bien aimé la barbe à papa. Par contre, Thomas a trouvé que l’on s’embrassait beaucoup et passionnément au Québec ! « Un couple s’est embrassé pendant une demi-heure », s’exclame-t-il. « Ah, plus que ça », lance Joe Sargant.

Roxanne Hamilton a fait la même réflexion. « À chaque bonjour, on se donne des becs au Québec. Moi je viens de Yellowknife, alors, non, pas vraiment », s’exclame-t-elle. Si les jeunes des T.N.-O. ne semblent pas convertis aux becs, ils n’ont eu aucun problème à exercer leur pouvoir de consommateurs! « C’est beaucoup plus fou, plus d’énergie », souligne d’ailleurs Pascale, en parlant de Montréal, de ses magasins et sa foule colorée.

Et la langue française ?

« J’ai appris de nouveaux mots comme sacoche et linge ! », lance Roxanne. Les gars, quant à eux ont appris les « mauvaises mots » comme ils disent. « Ils parlent très vite », avoue Thomas deBastian. « Il y a aussi l’accent », ajoute Andrew Matthews. « Il y a tellement de personnes qui parlent français et tout est écrit en français », mentionne Roxanne Hamilton, en ajoutant que certains ados de Yellowknife détestent parler en français alors qu’au Québec « ils parlent tous français. » « C’est trop français ! Je n’aime pas parler en français tous les jours. C’est un peu difficile », poursuit-elle. Elle a cependant bien aimé l’expérience. « Le but, c’était de leur faire découvrir une communauté francophone du Canada. Ce sont des souvenirs en français qu’ils ont ! Pas en anglais ! », souligne leur accompagnatrice Élise Venne.

Il y a d’ailleurs une suite à cet échange organisé par les Rendez-vous de la francophonie : les jeunes du Québec arrivent à Yellowknife le 7 avril. Ils vont découvrir le Grand Nord, et démystifier quelques mythesŠ Non, nous n’habitons pas dans des igloos et il n’y a pas d’ours polaires en balade dans les rues. Pour ce qui est des ours noirs, par contreŠ Ils découvriront bien assez vite Yellowknife, la blanche!