Avant, on déterminait que quelqu’un était alcoolique en décrivant son état : « quelqu’un qui boit trop ». Ce n’est pas parce qu’on boit tous les jours qu’on est alcoolique et ce n’est pas parce qu’on ne boit pas tous les jours qu’on ne l’est pas. L’alcoolisme est une maladie primaire et chronique dont les composantes génétiques, psychosociales et environnementales déterminent le développement et les manifestations. La plupart des aspects de l’alcoolisme renforce le concept de « maladie ».
Même si les recherches continuent pour élucider les causes de l’apparition de cette maladie, on sait maintenant que l’alcoolisme est relié à certains facteurs comme: • Une prédisposition génétique (60 à 70%). Des études ont démontré qu’il y a plus de chance d’être alcoolique lorsque l’un des parents souffre d’alcoolisme. • Des facteurs psychologiques et sociaux jouent un rôle, comme l’anxiété, des difficultés relationnelles, une pauvre estime de soi, l’accessibilité et la tolérance sociale envers l’alcool, la pression de l’entourage et un mode de vie particulièrement stressant.
L’alcoolisme se caractérise par le besoin compulsif de boire de l’alcool, l’incapacité à limiter sa consommation, la dépendance physique (symptômes de manque en l’absence de consommation) et la tolérance, c’est-à-dire le besoin constant d’augmenter les doses pour atteindre l’effet recherché. Ces symptômes sont souvent accompagnés de troubles physiques et psychologiques.
L’abus d’alcool affecte tous les systèmes de l’organisme. Ses effets sur la santé sont donc multiples. La malnutrition, la perte d’équilibre, les maladies du foie (hépatite et cirrhose), la pression artérielle élevée, la faiblesse des os et des muscles, l’arythmie cardiaque, l’anémie, le manque de résistance du système immunitaire, les troubles du système gastro-intestinal, l’hypoglycémie, la pancréatite et l’infertilité n’en sont que quelques-uns. L’alcoolisme durant la grossesse est responsable du syndrome d’alcoolisme foetal, reconnu comme une des premières causes évitables de malformations congénitales et de retard de développement infantile au Canada. L’abus d’alcool n’entraîne pas que des troubles physiques. L’alcoolisme est souvent responsable de problèmes matrimoniaux, de violence familiale, de difficultés relationnelles et de chômage, sans compter son implication dans les accidents routiers, les blessures, les crimes violents et le suicide.
Quand l’alcoolique est en souffrance, c’est à ce moment-là qu’il faut lui proposer de l’aide. Il faut s’abstenir de juger quelqu’un qui se juge lui-même déjà énormément. Par contre, il est important d’aller chercher de l’aide extérieure à la famille, pour aider le malade à sortir de l’isolement. Inciter l’alcoolique à se rendre dans une clinique de désintoxication. C’est la chose la plus importante, parce que la honte est un sentiment extrêmement difficile à supporter et très dévastateur quand il est totalement intériorisé. Chercher des groupes de support dans la communauté
. Lorsque la personne alcoolique est en période de rémission, privilégier une alimentation équilibrée basée sur le Guide alimentaire canadien avec suppléments de vitamines et minéraux visant à corriger les carences causées par un excès chronique d’alcool. Éviter l’excès de caféine.