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le Vendredi 12 Décembre 2003 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:35 Économie

Secrétariat du projet de gaz du Nord Un pas de plus vers le gazoduc

Secrétariat du projet de gaz du Nord Un pas de plus vers le gazoduc
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Le ministre des Affaires indiennes et du Nord Canada, Robert Nault, faisait l’annonce il y a quelques mois. C’est maintenant une réalité. Le Secrétariat du projet de gaz du Nord a pignon sur rue à Yellowknife et ouvrira un autre bureau à Inuvik au début de l’année 2004.

Selon son directeur général, Brian Chambers, le Secrétariat verra à aider tous les organismes d’évaluation des répercussions environnementales et de réglementation du pipeline du Nord « sous les aspects logistiques, administratifs et techniques ». Le public pourra aussi se prévaloir des services de ce secrétariat pour obtenir de l’information sur les révisions. Pour ce faire, M. Chambers fait savoir qu’un site Internet a déjà été mis en ligne et que du matériel informatif sera produit et distribué à travers les communautés.

« Nous voulons fournir autant d’information que possible au public en général et ça inclut les organisations environnementales et non environnementales, les communautés, les conseils de bande, les conseils municipaux et les producteurs. Il s’agira d’une opportunité pour tous ces gens de savoir comment le processus sera coordonné à travers la vallée lorsque les audiences commenceront », d’ajouter le directeur général.

En juin 2002, plus d’une douzaine d’agences et d’organismes qui auront un rôle à jouer dans l’évaluation environnementale et réglementaire d’une proposition de gazoduc dans la vallée du Mackenzie avaient publié un Plan de coopération. Ce plan vise à éviter les dédoublements dans les évaluations et les audiences publiques nécessaires à l’approbation du projet de gazoduc.

Le nouveau Secrétariat viendra donc aider tous ces organismes dans leurs efforts de coordination. Au cours des trois prochaines années, il aura à coordonner le processus d’audiences publiques, à fournir un guichet unique de services pour la participation du public, à communiquer avec le public, à mettre en place un registre public commun, à fournir le soutien logistique et à assurer la coordination des audiences, ainsi qu’à gérer l’information relative au projet.

Le Secrétariat du projet de gaz du Nord profitera d’un budget de trois millions de dollars sur trois ans, dont la moitié provient du ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada. L’autre moitié est allouée par l’Agence canadienne d’évaluation environnementale et l’Office national de l’énergie, à raison de 25 % du budget pour chacun de ces organismes.

Le bureau du Secrétariat emploiera sept personnes, dont M. Chambers, un agent des finances et de l’administration, un logisticien, un gestionnaire des communications et un coordonnateur de la gestion de l’information.

Cependant, pour Melody McLeod, présidente de l’Office des terres et des eaux de la vallée du Mackenzie, « il est important de reconnaître que chaque organisme est indépendant et possède un mandat législatif pour évaluer le développement du gazoduc. Ils font des recommandations et prennent des décisions à leur propre discrétion en ce qui a trait au développement proposé ».

Quant aux récentes déclarations des Premières nations du Deh Cho, sur l’apparence de conflit d’intérêt mettant en cause un haut-fonctionnaire de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale et leurs conséquences sur le processus, M. Chambers dit ne pas s’inquiéter outre mesure. « Ça ne nous dérangera pas du tout. Le Plan de coopération est distinct de tout problème soulevé par les Premières nations du Deh Cho et nous référerons simplement les questions en rapport avec ça à l’Agence canadienne d’évaluation environnementale ». Rappelons que le haut-fonctionnaire visé par les déclarations des Premières nations du Deh Cho avait participé aux négociations en vue d’en arriver au Plan de coopération pour le compte de l’Agence. Les Autochtones du Deh Cho avaient ensuite demandé à ce que tout le processus de négociation soit repris.