le Dimanche 8 février 2026
le Vendredi 11 avril 2003 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:35 Divers

Se fixer des objectifs

Se fixer des objectifs
00:00 00:00

Vous vous souvenez en 1997? C’était la finale du Championnat mondial de hockey féminin. Encore une fois, le Canada faisait face aux Etats-Unis. L’aréna de Kitchener était sur le bord d’exploser. Les deux équipes rivales se retrouvaient en prolongation. Vous vous souvenez qui a marqué le but vainqueur en prolongation? C’était Nancy Drolet qui enfilait son troisième but du match, malgré une vilaine foulure à la cheville.

Depuis son entrée dans l’équipe nationale de hockey féminin, en 1992, Nancy Drolet a enfilé cinq autres médailles de championnat du monde autour de son cou. À cela vient s’ajouter une médaille d’argent acquise aux Jeux olympiques de Nagano. Il s’en est fallu de peu pour que Nancy n’obtienne la fameuse médaille d’or de Salt Lake City. « Nous avions perdu les huit matchs précédant les jeux et l’entraîneur a décidé de faire un changement une semaine avant les jeux et le changement, c’était moi », se souvient-elle.

La hockeyeuse native de Drummondville a été retranchée de l’équipe participant aux Jeux olympiques de 2002. « C’est sûr qu’en tant qu’athlète et que personne, ça a été difficile et émotionnel. Mais j’étais très fière des filles et du programme féminin. Je pense qu’il n’y a jamais rien qui n’arrive pour rien et le fait d’avoir été retranchée à la dernière minute me motive encore plus pour ce qui s’en vient », poursuit-elle.

Ce qui s’en vient, ce sont les Jeux olympiques de Turin, en 2006. « Mon objectif est maintenant de garder l’or au Canada, parce qu’être premier, c’est une chose, mais le demeurer est souvent plus difficile », de lancer celle qui a pris une année sabbatique de la compétition internationale « pour redéfinir mes objectifs et mes motivations ».

Nancy Drolet était de passage aux Territoires du Nord-Ouest, la semaine dernière, pour parler aux adolescents dans le cadre du programme de l’équipe Esteem, comprenant plus de 50 athlètes canadiens de haut niveau. « Nous allons dans les écoles pour parler de toutes sortes de matières, mais surtout pour donner des outils aux jeunes pour réaliser leurs objectifs », d’expliquer la jeune femme qui s’est rendue jusqu’aux rives de l’océan Arctique pour ce faire.

« Je dis principalement aux jeunes de découvrir leur passion et leur potentiel. Ils n’ont souvent besoin que d’une petite clé et lorsque tout est enclenché, les outils se présentent à eux », de lancer celle qui retrouve, dans ce genre de conférence, l’équilibre nécessaire pour se sortir du tourbillon de la compétition et de l’entraînement. « Pour moi, c’est important, c’est de redonner à la communauté ce que j’ai reçu lorsque j’étais jeune et ce que le sport m’a donné. Souvent, comme athlète olympique, on est tellement concentré sur notre sport et notre entraînement que nous oublions les vraies choses comme nos amis, notre famille ou notre action dans la communauté ».