le Samedi 7 février 2026
le Vendredi 24 janvier 2003 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:35 Divers

D’autres aventures abracadabrantes de votre humble servante

D’autres aventures abracadabrantes de votre humble servante
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Comme certains d’entre vous le savent déjà, j’ai souvent des mésaventures en avion. Ça ne dépend pas de moi, mais on dirait que j’ai le don de me retrouver sur le mauvais vol. Je suis allée au Mexique, à Noël. Entre Yellowknife et Montréal, aucune avarie. Tout s’est déroulé à merveille. Par contre, de Mirabel à Cancun, ce fut une autre histoire.

Mirabel! Vous avez bien lu. Si comme moi, vous croyiez que Mirabel est complètement fermé, eh bien! détrompez-vous. Cet aéroport demeure ouvert pour les vols nolisés vers les sud et les Caraïbes. Nos amis français appellent ce genre de vol un « charter » mot très français signifiant vol nolisé. Bref, c’est d’un humeur plutôt gai que nous nous sommes enlignés sur Mirabel, malgré une température à ne pas mettre un chien dehors. Quel plaisir que de quitter ce climat maussade pour se retrouver, quatre petites heures plus tard, sans escale, dans un paradis tropical, loin de tout brin de neige, blizzard et autres choses du genre.

L’arrivée à l’aéroport se fait sans anicroche. Le vol doit décoller à 14 h 30. J’exprime mon doute à ma compagne de voyage : j’ai l’impression que nous passons par Fort Lauderdale. Au comptoir, on ne nous a rien dit, mais en consultant le tableau des départs (plutôt rares), je constate qu’en effet, non seulement partons-nous en voyage, mais nous partons avec presque deux heures de retard. De quoi rouspéter! En effet, c’est à bon escient que nous avions choisi ce vol sans escale, et tout à coup, sans préavis, on se rend compte que notre avion est… détourné sur Fort Lauderdale. En plus du retard prévu au départ, cet escale risque de retarder d’au moins une heure notre retard arrivée. Mais bon! Nous avons fait contre mauvaise fortune, bon cœur. Après tout, nous partons en vacances, et il faut savoir s’adapter aux inconvénients de plus en plus fréquents qui se présentent quand on voyage. Quelle ne fut pas notre surprise, au cours du vol, que d’apprendre que non seulement faisons-nous un escale à Fort Lauderdale, mais que l’avion est vidé de tous les bagages, que non seulement les passagers pour Fort Lauderdale doivent descendre, mais également tous les passagers de l’avion, qu’ils doivent aller chercher leurs bagages, passer aux douanes américaines, transporter leurs bagages sur un autre tapis et attendre ensuite patiemment de regagner l’avion. L’exercice prend en tout presque trois heures. Un exercice absolument abominable, car nous n’avons même pas accès aux petits chariots à bagages, car il faut payer, et qui peut se vanter d’avoir de la monnaie américaine, quand on part pour le Mexique. Pas grand monde. Donc, comme des mulets, il fallait traîner son voyage. L’exercice s’est avéré frustrant, un irritant de la pire espèce. C’est donc avec un retard de presque cinq heures que nous sommes arrivés à Cancun… et il fallait se rendre à Playa del Carmen. Mais ça, nous le savions.

Croyant ne pas avoir à se prêter à cet exercice au retour, c’est avec surprise qu’encore une fois nous avons été prévenus que notre vol décollerait avec… trois heures de retard. Au lieu de partir à 18 h 30, nous allions décoller à 21 h 30. Qui plus est, et nous l’avons appris à nos dépens, nous allions passer encore une fois par… Fort Lauderdale! Encore une fois, notre avion allait être détourné sur Fort Lauderdale. Donc, en plus de décoller trois heures en retard, nous allions devoir nous prêter au petit exercice des bagages, etc, ce qui allait retarder de trois heures supplémentaires notre arrivée à Montréal. Comme nous devions arriver vers 23 heures, faisons un rapide calcul : arrivée à Montréal vers les cinq heures du mat. Quelle horreur! Nous avons donc grimpé dans notre instrument de torture. À peine nous sert-on un verre entre Cancun et Fort Lauderdale. On nous apprend par micro, que nous devrons nous prêter une nouvelle fois à l’identification des bagages, douanes, etc. Une fois l’avion immobilisé, nous ramassons donc nos affaires et nous préparons au pire. Cependant, une deuxième annonce nous prévient qu’étant donné qu’aucun passager ne descend à Fort Lauderdale (mais que plusieurs embarquent), nous n’avons pas à aller identifier les bagages… lesquels sont déjà sortis de l’avion et qu’on peut voir sur des chariots à l’extérieur. Quand même. C’est une bonne nouvelle. L’attente devrait être moins longue qu’à l’aller, étant donné qu’on reste dans l’avion… pensons-nous. Eh bien! non, ce n’est pas le cas. Il faut attendre pratiquement deux heures, une fois les passagers de Fort Lauderdale à bord ; les papiers autorisant le décollage n’arrivent pas. Des officiers de l’immigration inspectent l’avion. Bref, nous sommes tenus en otage sur la piste pendant plus de deux heures. Si on ajoute l’atterrissage et le décollage à venir, ça nous fait, encore une fois, une attente de plus de trois heures. N’oubliez pas que les Américains sont d’une paranoïa grave depuis le 11 septembre. Surtout quand les gens viennent du Canada, qu’ils considèrent une passoire à terroristes. Enfin bref, nous sommes les otages d’un excès de zèle de la part de nos amis du Sud, et j’ai nommé les États-Uniens en personne.

Je vous passe le fait qu’une tête brûlée est montée à Fort Lauderdale et que le vol a été un enfer vers l’avant de l’appareil : ce gars sauté a tout fait près des toilettes de la première classe : fait dans ses culottes, vomi sur le monde, en plus de faire la navette entre les toilettes et la porte du cockpit. Bref, énervant au superlatif. Pour vous dire, il est atterri dans les toilettes. Les agents de bord avaient perdu tout contrôle de sa personne, et ils n’ont pu le sortir pour l’atterrissage. Ils ont décidé de le laisser là. C’est donc la police qui est venu l’accueillir à Mirabel, à 5 heures du matin, dans un petit matin poudreux et froid. Beau retour au pays!

J’ai oublié de vous dire que ce n’est que vers deux heures et demie du matin qu’on a daigné nous servir quelque chose à manger et à boire. Entre-temps, rien, même pas un petit verre d’eau!

Je vous ai raccourci l’histoire du sauté, et de nos émotions. Je crois que vous pouvez facilement imaginer dans quel état nous étions lors de notre arrivée à Montréal!

Voilà, messieurs, dames, les aventures abracadabrantes qu’a dû vivre votre humble servante lors de ses vacances des Fêtes. Je ne vous dis pas qu’entre les deux, ça été super, car là n’était pas le propos du présent article. Là-dessus, au revoir! genevharvey@yahoo.com D’autres aventures abracadabrantes de votre humble servante Geneviève Harvey Comme certains d’entre vous le savent déjà, j’ai souvent des mésaventures en avion. Ça ne dépend pas de moi, mais on dirait que j’ai le don de me retrouver sur le mauvais vol. Je suis allée au Mexique, à Noël. Entre Yellowknife et Montréal, aucune avarie. Tout s’est déroulé à merveille. Par contre, de Mirabel à Cancun, ce fut une autre histoire. Mirabel! Vous avez bien lu. Si comme moi, vous croyiez que Mirabel est complètement fermé, eh bien! détrompez-vous. Cet aéroport demeure ouvert pour les vols nolisés vers les sud et les Caraïbes. Nos amis français appellent ce genre de vol un « charter » mot très français signifiant vol nolisé. Bref, c’est d’un humeur plutôt gai que nous nous sommes enlignés sur Mirabel, malgré une température à ne pas mettre un chien dehors. Quel plaisir que de quitter ce climat maussade pour se retrouver, quatre petites heures plus tard, sans escale, dans un paradis tropical, loin de tout brin de neige, blizzard et autres choses du genre. L’arrivée à l’aéroport se fait sans anicroche. Le vol doit décoller à 14 h 30. J’exprime mon doute à ma compagne de voyage : j’ai l’impression que nous passons par Fort Lauderdale. Au comptoir, on ne nous a rien dit, mais en consultant le tableau des départs (plutôt rares), je constate qu’en effet, non seulement partons-nous en voyage, mais nous partons avec presque deux heures de retard. De quoi rouspéter! En effet, c’est à bon escient que nous avions choisi ce vol sans escale, et tout à coup, sans préavis, on se rend compte que notre avion est… détourné sur Fort Lauderdale. En plus du retard prévu au départ, cet escale risque de retarder d’au moins une heure notre retard arrivée. Mais bon! Nous avons fait contre mauvaise fortune, bon cœur. Après tout, nous partons en vacances, et il faut savoir s’adapter aux inconvénients de plus en plus fréquents qui se présentent quand on voyage. Quelle ne fut pas notre surprise, au cours du vol, que d’apprendre que non seulement faisons-nous un escale à Fort Lauderdale, mais que l’avion est vidé de tous les bagages, que non seulement les passagers pour Fort Lauderdale doivent descendre, mais également tous les passagers de l’avion, qu’ils doivent aller chercher leurs bagages, passer aux douanes américaines, transporter leurs bagages sur un autre tapis et attendre ensuite patiemment de regagner l’avion. L’exercice prend en tout presque trois heures. Un exercice absolument abominable, car nous n’avons même pas accès aux petits chariots à bagages, car il faut payer, et qui peut se vanter d’avoir de la monnaie américaine, quand on part pour le Mexique. Pas grand monde. Donc, comme des mulets, il fallait traîner son voyage. L’exercice s’est avéré frustrant, un irritant de la pire espèce. C’est donc avec un retard de presque cinq heures que nous sommes arrivés à Cancun… et il fallait se rendre à Playa del Carmen. Mais ça, nous le savions. Croyant ne pas avoir à se prêter à cet exercice au retour, c’est avec surprise qu’encore une fois nous avons été prévenus que notre vol décollerait avec… trois heures de retard. Au lieu de partir à 18 h 30, nous allions décoller à 21 h 30. Qui plus est, et nous l’avons appris à nos dépens, nous allions passer encore une fois par… Fort Lauderdale! Encore une fois, notre avion allait être détourné sur Fort Lauderdale. Donc, en plus de décoller trois heures en retard, nous allions devoir nous prêter au petit exercice des bagages, etc, ce qui allait retarder de trois heures supplémentaires notre arrivée à Montréal. Comme nous devions arriver vers 23 heures, faisons un rapide calcul : arrivée à Montréal vers les cinq heures du mat. Quelle horreur! Nous avons donc grimpé dans notre instrument de torture. À peine nous sert-on un verre entre Cancun et Fort Lauderdale. On nous apprend par micro, que nous devrons nous prêter une nouvelle fois à l’identification des bagages, douanes, etc. Une fois l’avion immobilisé, nous ramassons donc nos affaires et nous préparons au pire. Cependant, une deuxième annonce nous prévient qu’étant donné qu’aucun passager ne descend à Fort Lauderdale (mais que plusieurs embarquent), nous n’avons pas à aller identifier les bagages… lesquels sont déjà sortis de l’avion et qu’on peut voir sur des chariots à l’extérieur. Quand même. C’est une bonne nouvelle. L’attente devrait être moins longue qu’à l’aller, étant donné qu’on reste dans l’avion… pensons-nous. Eh bien! non, ce n’est pas le cas. Il faut attendre pratiquement deux heures, une fois les passagers de Fort Lauderdale à bord ; les papiers autorisant le décollage n’arrivent pas. Des officiers de l’immigration inspectent l’avion. Bref, nous sommes tenus en otage sur la piste pendant plus de deux heures. Si on ajoute l’atterrissage et le décollage à venir, ça nous fait, encore une fois, une attente de plus de trois heures. N’ou-bliez pas que les Américains sont d’une paranoïa grave depuis le 11 septembre. Surtout quand les gens viennent du Canada, qu’ils considèrent une passoire à terroristes. Enfin bref, nous sommes les otages d’un excès de zèle de la part de nos amis du Sud, et j’ai nommé les États-Uniens en personne. Je vous passe le fait qu’une tête brûlée est montée à Fort Lauderdale et que le vol a été un enfer vers l’avant de l’appareil : ce gars sauté a tout fait près des toilettes de la première classe : fait dans ses culottes, vomi sur le monde, en plus de faire la navette entre les toilettes et la porte du cockpit. Bref, énervant au superlatif. Pour vous dire, il est atterri dans les toilettes. Les agents de bord avaient perdu tout contrôle de sa personne, et ils n’ont pu le sortir pour l’atterrissage. Ils ont décidé de le laisser là. C’est donc la police qui est venu l’accueillir à Mirabel, à 5 heures du matin, dans un petit matin poudreux et froid. Beau retour au pays! J’ai oublié de vous dire que ce n’est que vers deux heures et demie du matin qu’on a daigné nous servir quelque chose à manger et à boire. Entre-temps, rien, même pas un petit verre d’eau! Je vous ai raccourci l’histoire du sauté, et de nos émotions. Je crois que vous pouvez facilement imaginer dans quel état nous étions lors de notre arrivée à Montréal! Voilà, messieurs, dames, les aventures abracadabrantes qu’a dû vivre votre humble servante lors de ses vacances des Fêtes. Je ne vous dis pas qu’entre les deux, ça été super, car là n’était pas le propos du présent article. Là-dessus, au revoir! genevharvey@yahoo.com