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le Vendredi 4 octobre 2002 0:00 | mis à jour le 20 mars 2025 10:35 Divers

Des souliers de courses… au porte-document

Des souliers de courses… au porte-document
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Maintenant retiré de la compétition, Donovan Bailay se consacre à son autre passion, les affaires.

« La compétition sportive ne me manque pas, je suis propriétaire de deux entreprises et c’est très stimulant de faire la compétition avec d’autres entreprises », de déclarer Donovan Bailay, médaillé d’or olympique et champion du monde en athlétisme. Ce dernier était à Yellowknife, la semaine dernière, à titre de président du comité ontarien pour Célébrations Canada.

Il va s’en dire que le nom de l’athlète donne un bon coup de pouce pour les affaires. « Je pourrais dire que ça n’aide pas, mais je mentirais. Je suis toujours à un appel près d’un politicien ou d’un dirigeant de grosse entreprise canadienne. Quand j’appelle quelqu’un, j’ai toujours une réponse », lance-t-il.

Selon lui, sa carrière sportive l’aide aujourd’hui dans le monde des affaires. « J’applique les mêmes principes : la concentration et la discipline. Dans les deux domaines, tu dois toujours donner le meilleur de toi-même et travailler très fort », d’expliquer celui qui passe ses quelques temps libres à jouer au golf et au basket-ball.

Lorsqu’on lui demande qu’est-ce qui le rend le plus fier dans tout ce qu’il a accompli, Donovan Bailay répond que c’est d’écouter l’hymne national, bien debout sur la plus haute marche du podium. « Être le meilleur de la planète, qui vient du Canada. Avoir le sentiment d’être le roi du monde et réussir à le maintenir et en plus, aider tes coéquipiers à réaliser leur rêve », d’exprimer celui qui a conduit l’équipe du 4 x 100 m relais à gagner la médaille d’or lors des Jeux olympiques d’Atlanta, en 1996. Lors de ces mêmes jeux, le sprinter a gagné la médaille d’or au 100 mètres.

L’homme d’affaires dit que c’est après avoir représenté le pays au niveau international pendant tant d’années qu’il a accepté de devenir un ambassadeur à l’intérieur même du Canada. « La ministre Sheila Copps m’a appelé et m’a demandé si j’étais intéressé à prendre la présidence du comité de l’Ontario pour Célébrations Canada. J’étais en retraite, j’avais un peu de temps libre… dans ce temps-là ! J’ai donc décidé que je voulais m’engager », raconte-t-il.

Chaque année, les présidents de chaque province et territoire se rencontrent pour discuter de la fête qui se déroule du 21 juin au 1er juillet. « Cette année, la réunion est à Yellowknife! » de lancer Donovan Bailay, qui mettait les pieds dans la capitale ténoise pour la première fois. « Mes amis m’avaient dit qu’il neigeait déjà ici », ajoute-t-il, tout en spécifiant qu’il a été agréablement surpris en découvrant Yellowknife.

En plus de Donovan Bailay, les T.N.-O. ont accueilli, du 11 au 14 septembre, tous les présidents et vice-présidents des comités provinciaux et territoriaux pour Célébrations Canada, en plus d’un agent de programme du ministère du Patrimoine canadien. « Pour organiser des événements en rapport avec l’activité Célébrations Canada, les gens vont voir ces comités pour obtenir des fonds », d’expliquer Lise Picard, gestionnaire à Patrimoine canadien pour les Territoires du Nord-Ouest, qui ajoute le concours d’affiches et la remise du Prix d’excellence pour la Fête du Canada, décerné à des jeunes, à la liste des tâches des différents comités.

Bien que la réunion de la semaine dernière portait davantage sur des questions administratives que sur le calendrier et le financement des prochaines fêtes, le problème de l’enveloppe budgétaire accordée à certaines provinces et territoires a déjà été soulevé.

« La plupart des provinces et territoires trouvent que l’on reçoit beaucoup plus de demandes que l’on a de fonds. Il a été mentionné que plus tu as un gros budget, plus les fêtes seront visibles et plus les gens participent. On a eu des commentaires du Québec qui disait qu’effectivement, meilleurs sont les budgets, meilleurs sont les activités », de mentionner Mme Picard. Rappelons que le financement qu’obtient le comité organisateur des fêtes pour le Québec a soulevé un débat, dans l’Est, alors que cette province avait reçu 72 % de l’enveloppe nationale destinée à la Fête du Canada.

« Les vœux ont été exprimés et les recommandations ont été faites, mais ce n’est pas à cette rencontre que se prennent les décisions. Les gens qui étaient responsables d’écouter ces recommandations étaient cependant présents », d’ajouter Mme Picard.