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le Jeudi 23 novembre 2023 19:27 | mis à jour le 20 mars 2025 10:41 Divers

Au coeur du romantisme dans la musique classique_31

Au coeur du romantisme dans la musique classique_31
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La première du Lac des cygnes (1877) est un grand succès, mais la chorégraphie, signée Jules Reisinger, est sévèrement critiquée. Bien que l’œuvre est présentée par le théâtre Bolchoï à plusieurs reprises, les chorégraphes se succèdent sans un grand succès. Cela, jusqu’à ce que Marius Petitpas – célèbre chorégraphe qui a travaillé au théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg – reprenne la version complète de la composition de Tchaïkovski et en remanie la chorégraphie, en 1895, pour la présenter au théâtre Mariinsky. C’est cette version qui sera la plus souvent réutilisée, même de nos jours.

Français d’origine, Marius Petipa, premier ballerin et premier maitre de ballet du théâtre impérial de Saint-Pétersbourg, est un des plus grands chorégraphes de l’histoire du ballet. C’est avec lui que les pas de danse de cette discipline complètent leur structure avec la pantomime ; un travail qu’il entamé par Jean-Georges Noverre un siècle auparavant. Petipa apprend le métier de son père, toute en excellant dans son application en France, en Espagne et en Italie, avant d’arriver à Saint Petersburg, ville dans laquelle il rencontre le chorégraphe Jules Perrot.

Après la composition de plusieurs ballets tels que La vestale avec la musique de Mikhail Ivanov (1888), Marius Petipa rencontre Tchaïkovski à Frolovskoe, un village situé au nord-ouest de Moscou, aux abords de la rivière Jornovka.

Dans ce village, Tchaïkovski possède une maison dans laquelle il va pour se concentrer sur ses compositions. Cette année, Tchaïkovski reçoit la commande de Ivan Vsevolojsk, le directeur des théâtres impériaux de Saint Petersburg, pour composer la musique d’un ballet duquel Marius Petipa sera le chorégraphe.

Pour commencer sa composition, Tchaïkovski invite Marius Petipa à le rejoindre à Frolovskoe. Ensemble, les deux artistes coordonnent leur travail, donnant ainsi l’une des plus belles œuvres de l’histoire du ballet et de la musique classique : La Belle au bois dormant. Cette œuvre puise son inspiration dans le conte éponyme de Charles Perrault, écrit dans son livre Histoires ou contes du temps passé en 1697.