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le Jeudi 15 juin 2023 12:31 | mis à jour le 20 mars 2025 10:41 Divers

Au coeur du romantisme dans la musique classique_21

Au coeur du romantisme dans la musique classique_21
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L’arrivée de Cesare Pugni à Saint-Pétersbourg en 1848 est se passe bien. Au théâtre impérial Bolchoï Kemeny, il travaille à maitriser les nouveaux pas et les nouvelles figures instaurées par le chorégraphe Filippo Taglioni et Jules Perrot.

La maitrise de Pugni dans la composition des changements d’échelles et des rythmes musicaux, pour adéquatement représenter véhiculer les émotions des ballerins à travers la danse, est fortement appréciée par le corps du ballet du théâtre Bolchoï Kemeny, ainsi que par Jules Perrot, qui compose les chorégraphies basées sur des livrets des différents auteurs slaves.

Dans les œuvres de Perrot, on constate que, bien souvent, il reprend des thèmes joués dans d’autres compositions de son répertoire ; probablement pour répondre aux adaptations et aux variations demandées par le chorégraphe et par les danseuses et les danseurs, qui représentaient sont les véritables protagonistes des ballets.

Ses compositions musicales sont également estimées par les instrumentistes qui y trouvent l’occasion de montrer leur expertise.

Dix ans plus tard, Jules Perrot quitte Saint-Pétersbourg et retourne à Paris. La raison principale est la mort du Tsar Nicholas Ier en 1855. Malgré la priorité donnée aux guerres, le Tsar était un grand mécène et promoteur des arts et de la musique. C’est lui-même qui avait fait venir Jules Perrot et Cesare Pugni à Saint-Pétersbourg.

En ce qui concerne les arts, le Tsar partageait la philosophie du groupe d’intellectuels qui appuient l’occidentalisation. Ce groupe se trouvait en tension continuelle avec les slavophiles qui s’associent avec les idées nationalistes du romantisme, prônant les valeurs nationales et le besoin d’intensifier leurs productions artistiques et musicales locales.

Après la mort de Nicholas Ier, l’idéologie nationaliste s’intensifie avec le couronnement du Tsar Alexander II, en engendrant des circonstances avec lesquelles Jules Perrot n’était pas à l’aise.

C’est la raison par laquelle Perrot décide de retourner à Paris, une ville dans laquelle de nouvelles mesures politiques appuient l’épanouissement des arts de la scène autant dans les comédies, dans les drames que dans les ballets. Rendu à Paris, il réintègre le théâtre de l’Opéra en tant que maitre de Ballet. Il reste à Paris jusqu’à son décès en 1892.

Ni la croissance de la tension politique en Saint-Pétersbourg ni le départ de Perrot n’affectent Cesare Pugni. Il décide d’y rester et de continuer à composer pour le théâtre Bolchoï Kemeny et pour le Mariinsky. Ce dernier ouvre ses portes en 1860.