Alors qu’Anton Rubinstein étudie les archives de l’orchestre philarmonique de Vienne des partitions des grands compositeurs tel que Beethoven et Mozart à Vienne, plusieurs soulèvements populaires s’amorcent contre l’Empire des Hambourg.
Rubinstein décide ainsi de retourner à Berlin pour y continuer ses études en composition musicale, tout en voyageant vers Liepzig pour y rencontrer Mendelssohn. Des soulèvements politiques ont cependant lieu à Berlin. Ces mouvements sont associés à ceux nationalistes qui combattent la monarchie de l’Empire autrichien.
Ces mouvements font également partie des évènements aujourd’hui connus sous le nom du Printemps des peuples germaniques, contre l’empire d’Autriche et le Royaume de Prusse qui, depuis les traites de Vienne, en 1814, contrôlaient les territoires germaniques. Ces évènements poussent Anton Rubinstein à retourner en Russie, après une visite chez sa famille de retour à Moscou, où son frère Nikolai était devenu célèbre pianiste et compositeur.
Après sa visite à Moscou, il part s’installer à Saint-Pétersbourg, qui était la capital de l’empire russe. Cette ville est un véritable carefour culturel et artisitque musical, sous le gouvernement des Zar Nicholas Ier et Alexander II.
À cette même période, la princesse Marie-Charlotte Frédérique de Wurtemberg devient la Grande duchesse Elena Pavlova après sa conversion à l’orthodoxie russe et son mariage au Grand duché Mikhail Pavlovitch de Russie. Désormait sous le nom et le statut de duchesse, Elena Pavlova se dévoue au développement des arts et se positionne en grande mécène des arts dans l’empire de Russie.
À l’arrivée d’Anton à Saint-Pétersbourg, il se produit dans le palais royal et recoit l’admiration et la protection d’Elena Pavlova, ce qui lui permet d’amorcer ses premières grandes compositions : Concerto pour piano No 1 en Mi mineur op 25 ; Concerto pour piano No 2 en Fa mineur, op 35 ; Symphonie No 1 en Fa major, op 35 ; et Dmitry Dnskoy, un opéra en trois actes et au livret écrit par Vladimir Solloqub et Vladimir Zotov. Ces compositions sont dédiées à Elena Pavlova.
En 1854, Anton entame une tournée en Europe, en présentant ses compositions dans plusieurs théâtres et palais royaux d’Allemagne, d’Autriche et de France.
Parmi ces concerts, se démarquent ceux données à Liepzig et à Nice, ville dans laquelle il est rejoint par Elena Pavlova et sa famille royale. À cette occasion, ils projettent la création de la Société musical russe.