Nikolaï Rimski-Korsakov passe son enfance à Tikhvine, inspiré par les histoires de son frère ainé, Voin Andreïevitch, qui est alors officier naval et géographe spécialisé en hydrographie. Il centre ses recherches sur la mer du Japon et sur la mer Baltique.
De son côté, la mère de Nikolaï joue du piano à l’oreille. Elle inspire à son fils la passion de la musique. La première composition de Nikolaï s’intitule Papillon. Il la compose en 1855. Alors que le jeune Korsakov a douze ans, il commence ses études à l’École des sciences mathématiques et de navigation de Saint-Pétersbourg. En 1859, il suit des cours de piano et de composition auprès de Feodor Kanille, célèbre pianiste et professeur de Saint-Petersbourg qui, en 1861, le présente à Mili Balakirev, leadeur du Groupe de Cinq qui lui introduit a César Cui, Modest Moussorgski et Alexander Borodine. Encouragé par Balakirev, Nikolaïo Rimski-Korsakov s’intéresse à la musique d’orchestreet à la composition d’œuvres inspirées par ses questions existentielles.
En 1862, il termine avec succès ses études et est engagé comme officier de la marine, au bord de la goélette Almaz. Ce bateau fait alors partie de l’escadron russe de l’Atlantique. Vers la fin de cette même année, il part en voyage au bord de l’Almaz, vers le Brésil, en passant par l’Angleterre et par les Etats Unis.
Au retour ils passent par l’Italie, par l’Espagne et par la France. Ce voyage dure finalement trois ans. Lors des premiers arrêts, Nikolaï s’arrange pour acheter un piano et pour le placer dans une cabine avec des fenêtres vers l’Océanie.
Pendant son voyage, le jeune musicien composera des œuvres qu’il ne réalisera qu’une fois de retour à Saint-Petersbourg. Parmi ces œuvres, om trouve la Symphonie No 1 en Mi mineur, dont les partitions des trois premiers mouvements renvoient a Mili Balakirev.
À son retour à Saint-Petersbourg, Nikolaï Korsakov se donne corps et âmes aux études, à la composition et à la musique d’orchestre classique. Il complète la première version de sa première symphonie et la présente à son école. Parmi les œuvres qu’il compose avant 1870, on retrouve notamment Fantaisie serbe et Sadko, qui sont des symphonies poétiques, et sa symphonie Antar.