Maintenant que César Cui est membre du théâtre Mariinsk, sa renommée, en tant que musicien et en tant que critique musical, atteint de nouveaux sommets en Europe. Le théâtre Mariinsk est un des plus théâtres les plus importants du monde, avec le théâtre Bolchoï Kamenny. Les meilleurs compositeurs d’Europe viennent y présenter leurs pièces.
La renommée de ces deux salles arrivera jusqu’à égaler celle des théâtres de l’Opéra de Paris, de La Scala de Milan, de Kärntnertortheater de Vienne, et du Gewandhaus de Leipzig.
Vers 1896, Cui reçoit le prix grand-croix de la Légion d’honneur de France – probablement en reconnaissance de ses compositions musicales, mais surtout pour son effort militaire.
Il devient membre de l’Académie Royale de Belgique d’Art et Littérature et directeur de la Société de Musique à Saint-Pétersbourg.
De sa rencontre avec Balakirev, à son décès en 1916, César Cui ne cesse d’évoluer musicalement. Il laisse derrière lui pas loin de 200 compositions.
Bien que ses œuvres majeures sont ses quatorze opéras, il compose aux environs de 22 œuvres pour des chorales, dont plusieurs sont ont une structure religieuse. On note, dans ce style chrétien orthodoxe, l’Hymne à la Très Sainte Mère de Dieu (Theotokos).
Les œuvres de César Cui
On compte, parmi les œuvres de Cui, des chorales civiques, qui seront interprétées à l’occasion de célébrations publiques telles que Cantate, en commémoration du 300e anniversaire du règne des Romanov.
Près de 40 compositions sont des œuvres pour enfants. On y retrouve les quatre opéras les plus célèbres de César Cui. Bien qu’il s’agisse de contes pour enfants tels que Le Chaperon rouge et Le chat botté, ces opéras ont une structure professionnelle identique à celle des opéras pour adultes, incluant des chanteurs de grande qualité.
Le palmarès du compositeur compte aux environ de 30 compositions instrumentales pour des solistes et des orchestres de chambre, dont les principaux genres sont des Scherzos, des tarentelles, des suites et des valses, dont plusieurs comprennent plus de vingt courtes mélodies telles que Kaléidoscope. Enfin, César Cui aura composé 24 pièces pour piano et pour violon. À ces pièces s’ajoutent des compositions pour piano solo et à quatre mains.