le Mercredi 11 février 2026
le Vendredi 4 novembre 2022 18:57 | mis à jour le 20 mars 2025 10:41 Culture

Un film québécois « lumineux et positif »

Un film québécois « lumineux et positif »
00:00 00:00

Le documentaire Que le fan soit avec toi est présenté sur vos écrans sur vos écrans durant le Festival international du film de Yellowknife. Le réalisateur québécois Marc Joly-Corcoran s’est intéressé aux fans de Star Wars. « Je ne voulais pas faire un documentaire de têtes parlantes, je cherchais à filmer une forme de cinéma-vérité, de cinéma direct », explique le réalisateur québécois.

Marc-Joly Corcoran, qui se considère comme un fan de Star Wars, rapporte que ce film fait suite à une fascination pour cet univers auquel tant de gens sont dévoués. « À l’université j’ai fait ma thèse de doctorat sur les fans [de Star Wars] », dit-il. Lorsqu’il a décidé de filmer le culte autour de Star Wars, le cinéaste a choisi de se concentrer sur « la Génération X, [c’est-à-dire] les gens de 45 ans et un peu plus ». Au Québec, il a trouvé des fans très dévoués et a décidé d’approfondir le sujet. « Je voulais suivre mes personnages sur le long terme, pendant deux ou trois ans, et être témoin de l’évolution de leur passion », explique-t-il.

Conquis par « le phénomène des fans, des affects et des émotions que l’on ressent lorsqu’on est passionné par une œuvre de fiction », Marc-Joly Corcoran affirme qu’il a trouvé « des gens qui sont restés nostalgiques d’une enfance perdue, d’une enfance qui nous a tellement marqués et qu’on a envie d’y rester parce que ça nous réconforte quelque part ».
Le réalisateur estime qu’aujourd’hui « il se passe tellement d’horreurs dans le monde » comme « la covid et la Russie qui envahit l’Ukraine », et que son objectif était de « faire un documentaire lumineux et positif sur la génération X qui a vu Star Wars ».

Marc-Joly Corcoran a tourné le film seul et sans financement externe. « De mes poches… de mon argent personnel, affirme le réalisateur. Ça m’a couté 40 000 dollars. » Le tournage impliquait un voyage en Tunisie pour filmer des scènes dans le même désert où la première scène de la saga a été tournée. « C’est là que tout a commencé », souligne le cinéaste.

Le film, plongé dans cette lumière positive dont il parle, montre qu’il y a des adultes qui semblent ne jamais perdre l’enfant qu’ils ont été. « Un des personnages dit qu’autour de lui tout le monde grandit, mais que, lui, reste un enfant », raconte le réalisateur. Le personnage trouve cela « très positif, parce que ça donne de la couleur à la vie ».

Marc-Joly Corcoran partage ce point de vue : « Je regarde les adultes autour de moi qui n’ont pas de passions et qui sont devenus adultes. Ce n’est pas amusant : c’est ennuyant. »
Le 16e festival international du film de Yellowknife se déroule jusqu’à dimanche, le 6 novembre, avec plusieurs séances prévues au cinéma Capitol. Sur les 55 films à l’affiche, il y en a 31 disponibles à visionner sur le Web. Il suffit simplement de visiter le site Web du festival (ykfilmfest.com) et cliquer sur les liens respectifs. On peut trouver cinq films en français. Quatre sont des courts métrages.