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Splendeur de la musique classique au romantisme_35

Splendeur de la musique classique au romantisme_35
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Contemporain de Mikhaïl Glinka, Alexandre Sergueïevitch Dargomyjski est l’un des piliers du romantisme classique russe. Il est né le 14 février 1813, dans le village de Troitskoïe proche, non loin de la ville de Tula, ville dans laquelle ses parents trouvent refuge lors de l’invasion de Napoléon en Russie. Principalement éduqué par sa mère, c’est dans ce village qu’il passe une grande partie de son enfance.

Il apprend le piano et le violon et commence, dès l’adolescence, à composer de la musique classique, jusqu’à ce qu’il rencontre Mikhaïl Glinka. Ce dernier, de retour d’Europe en 1834, se trouve à Saint-Pétersburg et prépare son opéra Une vie pour le tsar. Cette rencontre initie le jeune Sergueïevitch au nationalisme et à l’expression des émotions dans la musique d’opéra, que Mikhaïl avait appris lors de son voyage en Europe.

Alexander Dargomyjski déménage à Saint-Pétersbourg en 1835, attiré par l’activité artistique et culturelle intense de cette ville, connue comme la Ville lumière de la Russie. Il reste dans cette ville jusqu’à son décès en 1869, et, en 1836, assiste à la première de l’opéra de Glinka, Une vie pour le tsar, présentée au théâtre Bolchoï Kamenny. Cet évènement déclenche en Alexandre Dargomyjski une passion pour l’opéra. En 1839, il présente sa composition Esméralda, opéra dont il est à la fois le compositeur et l’auteur du livret, basé sur le célèbre roman Notre-Dame de Paris, de Victor-Hugo. Le succès de cet opéra lui permet de décrocher le poste de directeur de l’Association musicale de Saint-Pétersbourg, et l’invitation de présenter son œuvre à Bruxelles et à Paris.

Son voyage le met en contact avec des compositeurs phares du romantisme tels qu’Hector Berlioz, Franz Liszt ou encore Frédéric Chopin, qui l’encourageront à composer des œuvres inspirées de la mythologie et de la tradition russe. Parmi ces compositions, celles devenues références dans le romantisme russe sont Rousalka et La convive de Pierre. La musique et les livrets des deux opéras sont écrits par Alexander Dargomyjski, en modifiant légèrement les poèmes écrits par Alexander Pouchkine.