Mikhaïl Glinka est né en 1804 à Novospasskoïe, dans la région de Smolensk Oblast Russie, situé entre Moscou et la République de Biélorussie.
Du côté de son père, il vient d’une famille d’aristocrates polonais qui s’est convertie à la religion orthodoxe et a été admise dans l’aristocratie russe, lors de la guerre de 1764, entre l’Empire russe et la Pologne-Lituanie, gagné par les forces d’Elizabeth 1re.
Les sept premières années de son enfance, Mikhaïl est élevé par sa grand-mère, Thècle Alexandrovna ainsi que sa servante, qui fait son éducation à travers des contes, des poèmes et des chansons de traditions polonaises et russes.
C’est à l’âge de dix ans qu’il commence à jouer du piano et du violon, et c’est à 13 ans qu’il part à Saint-Pétersbourg pour entreprendre des études en Arts et Sciences. C’est dans ce même pensionnat que Wilhelm Kuchelbecker enseigne la littérature et le latin. À cette époque, les écoles primaires et secondaires enseignent aux fils et aux filles des nobles, et non aux familles paysannes.
Kuchelbecker devient alors le précepteur du jeune Mikhaïl – entre 1817 et 1820 – et l’initie aux œuvres d’Alexandre Pouchkine, grand poète de la Russie Impériale. C’est à cette période que Mikhaïl Glinka étudie la composition musicale avec Charles Mayer, compositeur prussien qui enseigne à Saint-Pétersbourg.
Entre 1822 et 1830, Mikhaïl travaille comme adjoint au Département des voies publiques de Saint-Pétersbourg. Ses soirées et fins de semaine sont dévouées à la composition de musiques de chambre, mais aussi au piano, où il composera des chansons écrites par des poètes et des écrivains qui se rencontraient dans des salons d’aristocrates. En 1830, il part en voyage d’apprentissage de quatre ans en Europe.
Parmi les villes où il visite des conservatoires et des salles de concert sont, il y a Vienne, Milan, Paris et Berlin. Il y rencontre d’éminents compositeurs – et qui auront beaucoup d’influence sur la structure de ses compositions – tels que Frédéric Chopin, Franz Liszt, Hector Berlioz ou encore Felix Mendelssohn.
Ces compositeurs sont des avant-gardistes du romantisme occidental, avec comme philosophie de composer en exprimant musicalement des émotions intenses, décrites dans des poèmes ou des épisodes historiques et mythologiques nationaux.
Ces rencontres révèlent la passion de Mikhaïl Glinka pour la composition selon les traditions musicales de la Russie.