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le Jeudi 18 août 2022 14:45 | mis à jour le 20 mars 2025 10:41 Divers

Splendeur de la musique classique au romantisme_31

Splendeur de la musique classique au romantisme_31
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Pierre le Grand fait la promotion des arts et des sciences de l’empire russe. Inspiré par Louis XIV le tsar souhaite intégrer les connaissances acquises en Occident. Il entreprend la création d’infrastructures académiques et scientifiques telles que l’Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg.

C’est sous le règne des tsarines Elizabeth 1re, et Catherine II que les lettres, les arts et la musique classique russes prennent leur essor, sous l’influence des philosophes des lumières de France, et des compositeurs germaniques et italiens.

Elizabeth 1re est la fille de Pierre le Grand et de Catherine 1re. Elle devient tsarine de l’empire russe de 1741 à 1761. Cette ère politique, qui survient après les guerres russo-suédoises et la guerre de Sept Ans contre la Prusse, se caractérise par la possession des terres – avec les serfs qui y habitent – par la noblesse russe.

La reine Elizabeth décède alors que Berlin était sur le point de tomber. Son successeur, Pierre III – d’origine prusse – retire les troupes russes de la Prusse et rend les territoires gagnés au royaume prussien. Quelque mois plus tard, en juin 1762, Catherine II – cousine d’Elizabeth et épouse de Pierre III – organise un coup d’État contre son époux, et est nommée tsarine et impératrice par le clergé et le sénat à Saint-Pétersbourg, jusque son décès en 1796.

Elizabeth 1re comme Catherine II parlent français et étudient la biographie de Catherine de Medicis, de Louis XIV, ainsi que la philosophie de lumières. Catherine II établit une relation épistolaire avec Voltaire et devient amie et mécène de Diderot. C’est dans leur gouvernement que l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg, les universités de Saint-Pétersbourg et de Moscou, les théâtres Alexandrinsky et Bolchoi, et le Musée d’État de l’Ermitage sont créés.

À la suite de ces changements, l’éducation primaire et secondaire est instaurée, avec des cours de musique et de ballet dans leurs curriculums. À cette période, la musique classique écrite fleurit, notamment avec les compositions de près de vingt musiciens, dont Dimitry Bortniansky, Maxim Berezovsky et Osip Kozlovsky. Les genres musicaux de la catégorie religieuse sont surtout des hymnes, des motets et des chorales qui prennent racine dans la tradition chrétienne orthodoxe.

Du côté séculaire et occidental, il s’agit surtout de cantates, de musiques de chambre, de symphonies ou encore d’opéras. Cela continuera ainsi, jusqu’aux débuts du romantisme, période à laquelle les thèmes et les nuances musicales se tournent à nouveau vers les traditions russes, avec Mikhaïl Glinka.