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Splendeur de la musique classique au romantisme_21

Splendeur de la musique classique au romantisme_21
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En 1839, après trois années de succès comme chef de l’orchestre philharmonique de Busseto, Giuseppe Verdi retourne à Milan, avec son épouse Margherita et son fils Icilio. C’est en novembre qu’il présente son premier opéra : Oberto, Conte di San Bonifacio, au théâtre La Scala de Milan. Cette composition musicale s’inspire du livret écrit par Temistocle Solera, poète qui deviendra un de ses principaux librettistes.

Le succès de cet opéra encourage Giuseppe à écrire – avec Temistocle Solera – un des chefs-d’œuvre de la musique classique : Nabucco. Dans cette œuvre, on retrouve les fondements de la philosophie d’action du romantisme européen, à savoir, véhiculer des émotions intenses. Nabucco, présentée pour la première fois au théâtre de La Scala de Milan le 9 mars 1842, est une métaphore de l’expression des sentiments indépendantistes italiens. La pièce musicale prend comme source l’œuvre littéraire Nabuchodonosor, écrite en 1836 par Auguste Anicet-Bourgeois et Francis Cornu. Cette œuvre présente le drame vécu par les Hébreux vivant en esclavage, et souffrant leur de l’exil de leur patrie. La chanson finale du troisième acte, interprété par une chorale, est Va pensiero sull’alli dorate (Va, pensée, sur tes ailes dorées). La chanson, adoptée immédiatement par les mouvements sociaux nés du Resurgimento, devient une des plus importantes chansons patriotiques de l’époque.

Le succès de l’opéra Nabucco est pour Giuseppe Verdi le triomphe de ses connaissances et habilités musicales en structuration de partitions instrumentales et vocales.

À la suite de ce chef-d’œuvre, le jeune musicien compose davantage d’opéras dont le fondement idéologique est la révolte contre la domination, à l’instar de Hernani, opéra pour lequel le librettiste Francesco Maria Piave s’inspire du drame de Victor Hugo, présenté au théâtre la Fenice de Venise en 1844. Giovanna d’arc (Jeanne d’Arc) dont le librettiste est Temistocle Solera est alors présenté à La Scala de Milan, et Attila dont le livret est lui aussi écrit par Solera, est présenté au théâtre la Fenice le 17 mars 1845.