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le Jeudi 19 mai 2022 17:23 | mis à jour le 20 mars 2025 10:41 Divers

Splendeur de la musique classique au romantisme_20

Splendeur de la musique classique au romantisme_20
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 La rencontre avec Alessandro Manzoni est, pour Giuseppe Verdi, un des évènements les plus importants de son ascension musicale. Manzoni n’est pas musicien, mais bien écrivain et idéologue, fasciné par la composition phonétique et syntaxique de la langue italienne. Cette langue est d’ailleurs, durant cette période, en train de devenir la langue nationale d’une Italie unie, un des objectifs principaux du Resurgimento. Ce mouvement intellectuel qui accompagne de nombreuses révoltes dans les États-cités de la péninsule italienne entre 1830 et 1861.

La structuration de la langue italienne commence au début du XIVe siècle avec les travaux de Dante Alighieri, Francesco Pétrarque et Giovanni Boccace, écrits en toscan, langue parlée en Florence, dans laquelle on retrouve des mots siciliens et latins. L’œuvre littéraire figure de proue de cette langue est La divine comédie, un poème écrit par Dante Alighieri, composé de 14 233 vers, regroupés en tercets (strophes de trois vers).

Cette œuvre importante est finalement divisée et distribuée en trois cantiques : l’enfer, le purgatoire et le ciel. Chacun des cantiques contient 33 chants.

À la suite de la publication de ce poème, plusieurs courants littéraires se développent dans les territoires de la péninsule italienne, en essayant de suivre des règles grammaticales qui pourraient guider un vocabulaire commun. Dans les années 1830, Manzoni travaille avec le Resurgimento pour mettre au point la langue italienne nationale, qui sera instaurée dans l’Italie unifiée, en 1861.

C’est dans ce contexte Giuseppe Verdi devient ami et collaborateur de Manzoni et de ses tuteurs en composition musicale – Vincenzo Lavigne et Pietro Massini – et joue dans l’orchestre de l’Association philharmonique de Milan, entre 1832 et 1835. Au cours de cette même période, Giuseppe retourne à Busseto et y occupe le poste de directeur de l’École de musique. En 1836, il marie Margherita, fille de son mécène Antonio Barezzi, et compose plusieurs œuvres religieuses, des chansons pour voix et piano, et termine la composition de sa première pièce d’opéra : Oberto, Conte di San Bonifacio, dont le livret est écrit par Antonio Piazza et Thémistocle Solera.