Partis de France pour assouvir leur désir d’aventure aux quatre coins du monde, leur périple les conduit aux TNO.
Utilisant le moins possible les transports motorisés, leur périple a débuté en Asie du Sud-Est, où ils ont sillonné l’océan Pacifique en kayak. À la suite de quoi, ils ont fait du vélo de Vancouver jusqu’à Fort St-Johns pour partir de nouveau, en canoë cette fois, sur la rivière de la Paix et la rivière des Esclaves jusqu’au Grand lac des Esclaves. Partis en septembre 2016, les Globe campeurs, John Ferré et Florane Guillotin, pagaient maintenant depuis deux mois au cœur des TNO.
Une excursion en canoë qui s’avère aussi être une initiation pour ces deux aventuriers : « On n’avait jamais fait de canoë auparavant. C’est super. [On a fait] beaucoup de kayak de mer, mais il ne permet pas d’emporter autant d’autonomie en nourriture et en eau », explique John Ferré.
Le charme des TNO
Lors de leur arrivée aux TNO, ils sont immédiatement tombés sous le charme de l’immensité sauvage qui s’offrait à eux : « On est des passionnés de nature et c’est ce qu’on est venu chercher ici […] Depuis Fort Smith, on a vraiment senti la différence, on [est beaucoup plus proches des animaux] et les gens qu’on a rencontrés paraissaient beaucoup […] plus proches de la nature. En Colombie-Britannique et en Alberta, les gens étaient un peu comme nous en fait, consommateurs de la nature. Ici, les gens vivent de la nature », raconte-t-il.
La liberté qu’on expérimente sur ces terres a également beaucoup marqué les deux pagayeurs. Une réalité qui contraste avec d’autres lieux qu’ils ont visités où tout est plus encadré. « On [a] fait la Nouvelle-Zélande et là, tout est cadré; il faut tout prévoir où on va dormir et c’était trop réglementé pour nous. Ici, c’est la liberté totale : on peut s’arrêter faire un feu où on veut. Tous les gens qu’on a rencontrés nous ont tendu la main », observe l’ancien officier de gendarmerie.
Partager leur expérience
« Pendant 10 ans, j’ai lu des récits de voyage […] et je me suis dit que le jour où je partirais, je partagerai aussi [mon voyage] pour essayer de donner envie à d’autres gens de partir et de découvrir les endroits qu’on a aimés », de dire l’aventurier. C’est dans l’idée de partager leur expérience que les Globe Campeurs ont leur propre page Facebook, où les intéressés peuvent s’informer sur le déroulement de leurs périples. Sur ce carnet de voyage virtuel, sont entre autres retracées les nombreuses rencontres animalières qu’ils ont faites : « Un matin, on s’est réveillé nez à nez avec un ours en ouvrant la tente. Heureusement, il est parti. Une autre fois, un ours nous a suivis sur les berges et puis il est rentré dans l’eau et nous a suivis à la nage pendant 400 mètres », relate John.
Bien qu’ils regagnent la France le 7 septembre prochain, la piqûre ténoise est telle qu’ils ont envie d’y remettre les pieds un jour. « On a vraiment envie de revenir […] On reviendra faire des expéditions plus poussées dans le Nord-Ouest, c’est sûr », ajoute-t-il.