Je gobe mal la défaite des Sénateurs. Je ne dirai rien d’autre mis à part que ma réaction après le but de Mark Stone était explosive. Le but égalisateur de ce dernier survenait seulement 10 secondes après que les Pingouins ont ouvert la marque au cœur de la deuxième période. L’événement a eu pour effet de taire la foule, et le match a repris son cours comme si le score était à nouveau de 0 à 0; seulement, la moitié du match était déjà disputée. J’y croyais encore en fin de troisième. Je visualisais dans ma tête la face de Sidney Crosby avec son casque détaché, sa visière levée au-dessus de ses yeux, la sueur au visage et le regard d’une personne qui se demande ce qui vient de se passer, une fois que les Sénateurs auraient marqué le but gagnant en prolongation.
Ce qui me pousse à me demander si les Pingouins n’ont pas parfois (pour ne pas dire souvent) un petit coup de main des officiels. Lors du premier match de la finale de la Coupe Stanley, à sa première présence dans un match de cette envergure (en laissant de côté les Jeux olympiques), P.K. Subban a marqué un superbe but en recevant une passe à la pointe et en logeant un tir parfait dans le coin inférieur gauche derrière Matt Murray. Peu après, le but est refusé, sous le prétexte que l’entrée de zone s’était faite en hors-jeu. Vous l’avez vu, et vous n’arrivez pas à y croire si vous êtes un amateur de Nashville. Vous riez dans votre barbe si vous êtes fanatique des Pingouins de Pittsburgh. Mais si vous êtes neutres comme moi, vous être encore frustré par l’incohérence des officiels quant à l’application des règles. La ligue insiste sur le fait que la décision prise était la bonne, ce que je ne leur reproche pas. Je trouve honorable qu’une organisation protège ses employés, sauf lorsqu’on parle de figures d’autorité et d’injustice. Encore une fois, Gary Bettman, commissaire de la ligue nationale, soutient que le règlement a été appliqué à la lettre. Pourtant, ce règlement stipule que si une décision a été prise par les officiels sur la glace (dans ce cas-ci le but avait été accordé), la reprise vidéo doit permettre l’observation d’une preuve évidente que la décision prise est erronée pour que cette dernière soit changée. Était-ce le cas? Qu’en pensez-vous? Qu’en penses-tu Stéphane et amateurs des Pingouins? Ceux-ci vous diront probablement que c’est une décision qui aurait pu trancher des deux côtés et que cette fois-ci, heureusement pour eux, elle a tranché en leur faveur. Le hic, c’est que l’évidence n’y était pas, et que la ligue ne peut se permettre d’avoir des moments de controverse de la sorte en finale de la Coupe Stanley, surtout lorsque tous ont un œil rivé sur l’événement.
Bref, je maintiens mon point de vue par rapport à l’application des règles dans cette ligue. C’est la pire de toutes les ligues de sport professionnel à ce niveau. Personnellement, je trouve que le fameux coach challenge ne devrait se faire que pour vérifier si un joueur a botté la rondelle dans le but ou s’il y a interférence sur le gardien de but. Et comme mentionné dans une chronique précédente, je considère que nous devrions retourner à la règle du demi-cercle. Un patin dans la glace bleue et le but est refusé. Éliminons les zones grises, sérieusement. J’ajouterais les pénalités à la liste des éléments qui pourraient être révisés. Cela permettrait à une équipe de demander le visionnement d’une séquence lorsqu’il y flagrante matière à pénalité. Vous, vous en dites quoi?
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