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le Jeudi 6 avril 2017 13:57 | mis à jour le 20 mars 2025 10:40 Divers

Chronique chasse et pêche GO HABS GO

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L’été dernier, à ma grande surprise, j’ai eu l’immense privilège de guider un joueur du Canadien. L’aventure a débuté l’hiver dernier par un simple coup de téléphone, où on m’a proposé de guider Paul Byron. Sur l’instant, j’avais l’impression de me faire mener en bateau, si vous voyez ce que je veux dire.

C’est après avoir terminé la réservation du forfait en question que j’ai réalisé que ce n’était pas une plaisanterie de mauvais goût. Après avoir raccroché, j’ai immédiatement fait des recherches sur Paul afin de le connaître davantage. Étant moi-même un fan du Canadien de Montréal, l’idée d’avoir un de ses joueurs à bord était magique.

Quelques mois plus tard, il était en action, cette fois-ci à la pêche! La vedette du tricolore n’avait qu’un seul désir : capturer le poisson de ses rêves. Nous étions en début de saison et la grise était au rendez-vous. La température de l’eau était d’environ 40 degrés Fahrenheit et la plupart des attaques se déroulaient en surface. Plusieurs belles prises avaient déjà été capturées, mais nous n’avions toujours pas récolté le trophée tant convoité par notre ami Paul.

Connaissant parfaitement mon plan d’eau, je savais exactement où les grises géantes se situaient. Cependant, la météo ne nous permettait pas d’y aller. Le Grand lac des Esclaves fait partie des plans d’eau que l’on doit respecter, dans le sens où son immensité est largement plus imposante que la coque de mon vingt-deux pieds.

Malheureusement, la météo nous faisait la vie dure et selon les derniers rapports, ce n’était pas prêt de changer. Rien n’était perdu, car on annonçait une accalmie la journée même de son départ et j’anticipais le meilleur pour cette courte sortie.

Tel que planifié, nous étions à quelques minutes du départ et je misais sur le côté nord de l’île Blanchette afin de débusquer un ou deux monstres. À peine sur place, nous avions une « dérouleuse » qui, en quelques instants, éloignait le leurre de plusieurs dizaines de pieds sous le bateau; nous étions « en business ».

Poisson!! J’annonçais à Paul qu’il devait sortir le poisson avec ses mains, tel que j’aime bien le faire. Sans aucune hésitation, il a accepté le défi et nous avons commencé à apercevoir le monstre de trente livres qui annonçait déjà son intention de repartir au fond de l’eau. Vous comprendrez que maintenant que nous avions vu à qui nous avions à faire, l’adrénaline était palpable et le regard de Paul était d’une intensité légendaire. Notre hockeyeur, qui était dans sa bulle, a agrippé le poisson fermement, mais a été toutefois incapable de le remonter dans le bateau.

Malgré tout, il n’a pas lâché sa prise. Je n’aurais jamais pensé un jour faire une « assiste » à un joueur de la LNH, mais c’était ma chance… D’une main, j’ai donné la caméra et de l’autre, j’ai aidé Paul Byron à sécuriser le poisson de trente livres à l’intérieur du bateau.

C’est pour ces moments que j’adore mon travail de guide de pêche et que je suis reconnaissant des moments intenses que je vis à travers les saisons.