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le Jeudi 20 octobre 2016 15:34 | mis à jour le 20 mars 2025 10:39 Divers

Moto, boulot, dodo Vainqueur dans les catégories XL et SG

Moto, boulot, dodo Vainqueur dans les catégories XL et SG
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Passionné de moto, Jean-François Pitre participe chaque année depuis huit ans aux courses de la Canadian Motorcycle Drag Racing Association (CMDRA).

Jean-François Pitre atterrit à Edmonton, où il rejoint sa Harley Sportster 883 et sa V-Rod Destroyer. Direction : la Ville de Mission, en Colombie-Britannique, pour la finale de la CMDRA, à la fin du mois de septembre. « J’ai commencé à 38 ans et je n’avais jamais coursé à moto avant ça, avoue-t-il. La course, ça me relaxe… et j’aime la compétition. »

Tout a commencé à Yellowknife. « J’avais une petite moto et on a commencé à faire le tour du Canada. À Sturgis, dans le sud du Dakota, il y avait un gros rallye. On campait pas loin de la piste, je les regardais et me disais que ce serait le fun un jour. J’en ai acheté deux… trois… », et maintenant il en a une à portée de chaque ville qu’il a l’habitude de visiter.

C’est à la suite de cinq rencontres avec la CMDRA cette année qu’il a amassé suffisamment de points pour s’assurer une place en finale. « Et ce n’est pas d’aller le plus vite, mais c’est d’être consistant qui est le plus dur. Dépendamment où tu vas, l’altitude peut avoir une grosse différence. Tu dois apprendre à tuner », détaille le vainqueur.

Parmi les 14 classes, il a remporté les catégories Supergas (SG) et Stock XL (XL). Pour la catégorie SG, l’index est à 9,90 secondes « plus ou moins c’est une classe où tu fais ton quart de mile dans un temps sélectionné sans aller en bas de l’index ». Pour la catégorie XL avec sa Harley Sportster 883, l’objectif c’est d’aller le plus vite possible…
 

En 2014 et 2015, Jean-François Pitre a été nommé vainqueur dans la catégorie Screamin’ Eagle V-Rod Destroyer. Il y a une dizaine d’années, Harley Davidson a construit 650 motos exclusivement pour les courses. Au Canada, Jean-François estime qu’il y en a peut-être 30-40 : « La classe Destroyer est morte, c’est de plus en plus difficile… », admet-il. D’autant plus qu’il a remarqué l’impact de la chute de l’économie en Alberta : « Il y a moins de monde puisque c’est un sport qui coûte quand même pas mal. »

Après cette huitième saison, Jean-François Pitre attend impatiemment l’hiver aux TNO. Il s’est toujours réjoui de voir les motos munies de pneus à gros clous valser sur les lacs gelés du Grand Nord canadien.