Les gouvernements prolongent la date de construction jusqu’à 2022.
Le Bureau de l’organisme de règlementation des opérations pétrolières et gazières des Territoires du Nord-Ouest (BOROPG) et l’Office national de l’énergie (ONÉ) ont accordé à l’Imperial Oil Resources Ventures limitée une prorogation de réexamen jusqu’au 31 décembre 2022. L’Impériale est la compagnie porte-parole du consortium économique derrière le projet gazier du Mackenzie (PGM), soit l’exploitation de trois champs de gaz naturel dans le delta du Mackenzie. Le PGM propose également le transport du gaz naturel et des liquides de gaz naturel à travers les TNO avec la construction d’un gazoduc de 1842 kilomètres.
L’autorisation initiale du PGM exigeait que les travaux du gazoduc débutent avant le 31 décembre 2015. Mais à l’automne 2015, L’Impériale a déposé une requête de prorogation qui vient d’être acceptée ce 2 juin. durant cette période de décision , l’Office dit avoir recueilli et analysé les commentaires du public sur le processus d’évaluation approprié, la demande de prorogation et si la décision était dans l’intérêt public. Quatorze parties ont soumis des commentaires à l’Office dont la majorité provenaient d’organisations du Nord, y compris d’organismes publics et de gouvernements autochtones. Seules quatre parties se sont prononcées contre la prorogation.
Lisa Schmidt, de l’Impériale, a déclaré à L’Aquilon que le consortium accueillait favorablement ces décisions gouvernementales : « Notre proposition n’a pas changé, les intervenants restent confiants qu’ils peuvent aider au développement des ressources gazières du Nord. Cette période sera utile pour mieux évaluer les marchés et prendre en compte l’influence des autres projets gaziers dans le Nord ».
Dans un communiqué de presse, l’ONÉ affirme que « le projet demeure dans l’intérêt public et que les conditions initiales liées au projet exigeront que ce dernier soit conçu, construit et exploité de manière à assurer la sécurité et à protéger la population et l’environnement ».
Cette prorogation de 7 ans, permettra selon l’ONF « aux marchés du gaz naturel l’occasion de se redresser et permettrait de préserver les débouchés économiques futurs pour les habitants du Nord. »
Depuis le transfert des responsabilités au GTNO, le BOROPG assume la réglementation des activités pétrolières et gazières terrestres aux TNO, sauf pour la région désignée des Inuvialuit.
Au cours de cette prorogation, l’Impériale devra fournir un rapport annuel public au BOROPG pour décrire l’avancement des travaux, les décisions entourant le choix final de la réalisation du projet, et les dates prévues pour les travaux.