Ce n’est pas beaucoup, mais si on compare à l’an dernier, le fait de voir le club du Canadien de Montréal trôner en tête de la conférence de l’Est est tout à fait étonnant. Si on m’avait demandé d’évaluer cette possibilité en début de saison, j’aurais probablement estimé ces chances à zéro.
Le pire dans tout ça, c’est que les statistiques globales de l’équipe ne sont pas si reluisantes que ça. Leur jeu de puissance ne fonctionne pas si bien (11e du circuit avec un pourcentage de réussite de 18,9 %), leur jeu en désavantage s’est détérioré depuis l’an dernier (14e du circuit), les joueurs de centre éprouvent toujours de la difficulté (25e rang du circuit), etc.
Le club ne compte aucun marqueur qui se classe parmi les soixante meilleurs de la ligue. Le meilleur pointeur est le nouveau venu, Michael Ryder qui est au 63e rang avec 14 points en 19 matchs. Il faut dire qu’avec seulement 52 buts, Montréal est à mi-peloton au 14e rang pour le nombre de buts marqués.
Comme l’an dernier, alors que notre meilleur trio était celui piloté par Desharnais, le club n’a pas de trio dominant. Souvent, le premier trio du club adverse est drôlement plus dangereux que celui du Canadien. Par contre, cette année, le club peut mettre sur la glace trois trios en mesure de compter des buts, mais sans joueur étoile dominant. Et sur chaque trio, on retrouve des joueurs fiables en défensive toujours prêts à appuyer les défenseurs par des replis judicieux.
Je suis pas mal certain que Boston va bientôt reprendre la tête (ils ont trois matchs de plus à disputer), mais il faut apprécier le moment.
Bon échange
J’apprenais hier l’échange qui envoie Eric Cole à Dallas en retour de Michael Ryder et d’un choix de troisième ronde au repêchage de cette année. Comme pas mal tout le monde, j’ai été très étonné. De prime abord*, l’échange favorise le Canadien. Cole connaissait un début de saison difficile avec seulement six points à sa fiche. Ryder, avec ses 14 points, prend la tête des compteurs du club. Si Cole est un attaquant de puissance, Ryder est plutôt un franc-tireur qui devrait aider sur le jeu de puissance. Cole sortait de sa meilleure contribution offensive avec 35 buts l’an dernier. Ryder avait la même fiche et un point de plus. Cole avait un contrat de 4,5 millions par année sous le plafond salarial, et ce, jusqu’à 2014-2015. Ryder à un contrat de 3,5 millions qui se termine cette année et donnera encore plus de marge de manœuvre à Bergevin.
Personnellement, je crois qu’il s’agit principalement d’un échange pour se départir d’un lourd contrat. Imaginez la marge de Bergevin l’an prochain lorsque le club rachètera le contrat de Kaberle. Plus qu’une décision hockey, il s’agit d’une décision administrative pour favoriser une meilleure flexibilité financière dans les prochaines années.
*Expression favorite de Batiste