le Mardi 12 mai 2026
le Jeudi 14 février 2013 11:56 | mis à jour le 20 mars 2025 10:39 Divers

Le Canadien de Montréal La réalité les rattrape

Le Canadien de Montréal La réalité les rattrape
00:00 00:00

 Depuis la dernière chronique, le Canadien a disputé quatre matchs. Il a subi la défaite contre Boston et Toronto (une dégelée), perdu en temps supplémentaire contre Buffalo et gagné de peine et de misère en prolongation contre Tampa Bay. Le match contre Tampa Bay était son 12e, ce qui constitue le quart de la saison. Cela nous permet de regarder la tendance du club en ce début de saison.
En ce moment, avec ses 15 points accumulés en 12 matchs, le Canadien est au 12e rang dans la ligue et 7e dans l’Est, ce qui est certes une amélioration par rapport à l’an dernier.
Il y a quelques statistiques qui nous indiquent là où le club devrait améliorer son rendement.

Du pas beau
La pire statistique du club est certainement celle de ses insuccès dans le cercle des mises en jeu, comme l’an dernier. Le club n’a un pourcentage de réussite que de 45,6 %, ce qui le classe au 28e rang de la ligue. Une partie de l’amélioration possible viendra simplement avec le temps. Desharnais n’en est qu’à sa deuxième saison complète et son pourcentage de réussite n’est que de 45,3. Alex Galchenyuk (43,6 %) vient de célébrer ses 19 ans et jusqu’à tout récemment, il prenait ses mises en jeu avec d’autres enfants. Lars Eller (47,6 %) est aussi un jeune joueur. Le plus surprenant, c’est l’efficacité du mouton noir du club : Ryan White a un pourcentage de réussite à la Yannick Perreault avec 63,6 %. Normalement, Plekanec a un rendement près de 50 %. Comme il n’a une fiche que de 46,5 % et qu’il est le centre le plus utilisé, il a intérêt à améliorer son rendement.
Le résultat de ce mauvais rendement est que le club doit souvent chasser la rondelle plutôt que de la contrôler, tant en zone adverse que dans sa propre zone. Il ne s’agit pas cependant d’une tendance nouvelle puisque le club croupit aux bas-fonds de la ligue dans ce domaine depuis quelques années.
Le Canadien bloque moins de tirs qu’il ne devrait. Le club n’a bloqué que 169 tirs, ce qui le situe au 19e rang de la ligue. Il faudra que certains défenseurs et joueurs d’avant se sacrifient un peu plus sur cet aspect du jeu. Cette faiblesse explique peut-être la mauvaise statistique suivante.
Par les années passées (l’ère Gill), le Canadien se retrouvait souvent en tête pour son efficacité en désavantage numérique. L’an dernier, le club a fini deuxième de la ligue (88,6 %). Après 12 matchs cette année, le club n’est qu’au 17e rang de la ligue avec un pourcentage d’efficacité de 81 %. Comme l’an dernier, le club est l’équipe la plus punie du circuit (22,1 minutes en moyenne par match). Cette carence en désavantage est donc d’une importance cruciale.

Et du bon
Fort heureusement pour le club, il y a quelques statistiques favorables. Elles expliquent le bon début de saison du Canadien.
Après avoir croupi au bas du classement en matière de rendement en supériorité numérique (28e l’an dernier avec 14,3 %), voilà que le club se retrouve au 10e rang du circuit avec un pourcentage de 21,2 %. Cela vient contrebalancer la contreperformance en désavantage. Somme toute, les statistiques globales des unités spéciales sont les même cette année (102,2 c. 102,9). On obtient cette statistique en additionnant les pourcentages d’efficacité.
Le total des revirements accordés à l’adversaire n’est que de 110 et situe le club au 7e rang de la ligue.
Le club a assené plus de 296 mises en échec, ce qui le place 11e dans la ligue.
Et le rendement offensif du club s’est pas mal amélioré comme en fait foi la moyenne de 2,83 buts comptés par partie (9e dans le circuit)

Si le club réussit à améliorer son rendement dans le cercle de mise en jeu et lors des désavantages numériques (deux aspects très liés), on pourra s’attendre à ce que le Canadien continue de surprendre tout le monde. Sans changement, le club continuera à simplement se battre pour une place en série.