La LNH aura donc perdu près d’une demi-saison en raison du lock-out qu’elle a décrété en septembre. Et quand on regarde le résultat final des négociations, on réalise que les deux parties auraient dû parvenir à s’entendre dès le premier ou le deuxième mois de l’arrêt de travail. Bon, ils se reprendront dans huit ou 10 ans.
Un des résultats sera donc une saison abrégée de 48 matchs. On peut se demander si une courte saison peut occasionner des résultats aberrants du genre des clubs de fond de classement qui réussissent à se faufiler en série à la suite d’une belle séquence victorieuse. J’ai vérifié ce qui s’était produit en 1994-1995, la dernière fois où un arrêt de travail avait donné un calendrier réduit. Il n’y avait pas eu beaucoup de changements. Cette année-là, seules trois équipes différentes avaient fini parmi les 16 premières de la ligue : Dallas, Montréal, et New-York (Islanders) avaient raté les séries. L’année suivante, avec un calendrier complet, seules deux équipes avaient été exclues (Buffalo et Hartford). Donc, il ne faut pas s’attendre à trop de différences entre le classement de l’an dernier et celui de la présente saison abrégée.
Le dossier Subban
Au moment d’écrire ces lignes (le 15 janvier), il n’y a toujours pas d’entente entre le club et le jeune défenseur. On se demande si PK Subban commencera la saison avec le grand club. En l’absence de Markov, il était devenu un rouage important de la défense montréalaise et son absence se fera sentir. Par contre, je vais comprendre la réticence de Bergevin de lui offrir le contrat que les rumeurs établissent à 22 millions pour quatre ans.
Le CH fera les séries
Avec un si court camp d’entraînement et sans savoir exactement qui commencera la saison avec le club (Plekanec et Nokelainen sont blessés, Subban n’a pas de contrat et on ne sait pas encore quels jeunes joueurs resteront à Montréal et lesquels retourneront à leur équipe des ligues mineures), il est difficile de prévoir ce qui nous attend.
L’an dernier, avant que toutes les blessures ne s’abattent sur l’équipe et que Gauthier ne congédie Jacques Martin, je croyais que le club pourrait terminer cinquième dans sa conférence.
Je ne peux me montrer aussi optimiste. Le club devra trouver à l’interne de nouvelles ressources pour combler la perte de la contribution offensive de Cammalleri et de Kostitsyn par rapport aux joueurs de l’an dernier. Le club aura de la difficulté à compter plus de buts que l’an dernier. Il faudrait plutôt dire « augmenter leur production moyenne par match » étant donné que la présente saison est plus courte.
Par contre, avec un Markov en santé, il faut s’attendre à un regain de vie du jeu de puissance de Montréal.
Markov est aussi un défenseur fiable en défensive. Sa contribution ainsi que le retour de Bouillon feront oublier le départ d’Hal Gill et sa contribution lors des infériorités numériques.
Le club se battra jusqu’à la dernière semaine du calendrier pour se faufiler au huitième rang dans l’Est et on devra féliciter Price pour sa contribution importante.
Certains vont s’étonner que je ne parle pas du jeune Galchenyuk. À tous les ans, les fans s’emportent face aux jeunes espoirs du Canadien. L’an dernier, c’était Gallagher et Beaulieu. Cette année, c’est Galchenyuk. J’attends donc de savoir si le Canadien le gardera avec le grand club ou s’il sera retourné dans les mineures.