Le 19 septembre, les artisans du monde des médias ont été conviés à une conférence de presse à la centrale électrique de Jackfish Lake de la Société d’énergie des Territoires du Nord Ouest pour en apprendre davantage sur les raisons des nombreuses pannes de courant survenues récemment.
C’est devant quelques représentants des médias de Yellowknife que Emanuel DaRosa, le président et directeur-général de la Société d’énergie, Brendan Bell, le président du conseil d’administration de la Société d’énergie des Territoires du Nord Ouest et Bob Kelly, le directeur des communications ont tenté d’élucider les problèmes d’interruption d’électricité.
« Évidemment, c’est ennuyeux et frustrant pour tout le monde d’avoir des pannes de courant et ça coûte cher à nos membres » a dit Brendan Bell.
Les faits exacts
Il y a eu plus de 50 arrêts brusques d’électricité, mais au cours des douze derniers mois, chaque résident a cependant vécu 16 pannes de courant d’une durée moyenne de trente minutes, a-t-on appris. « Nous voulons faire descendre ce nombre à cinq et nous ferons de notre mieux pour y arriver », a déclaré le président-directeur général. Toutefois, ce nombre est le double de la moyenne nationale.
Cette année, en comparaison avec l’année dernière, il y a eu une augmentation de 30 % d’arrêts soudains d’électricité. « Nous travaillerons là-dessus dans notre plan et nous tenterons aussi d’améliorer nos performances pour les résidences de Yellowknife », a ajouté Emanuel DaRosa.
L’origine de ces désagréments
Une bonne partie, soit 40 %, de ces pannes ont été causées par la foudre qui a frappé le système, 20 % proviennent d’interférences externes, 10 % de questions de génératrices et le reste sont causés par des problèmes externes imprévisibles et difficiles à déterminer, tels que la température.« Nous travaillons sur les problèmes et devons trouver le cœur de ceux-ci. C’est très complexe et pour régler les motifs, nous devons faire des actions pratiques sur le terrain », s’est exclamé le président-directeur général.
Beaucoup de travail à venir
Plusieurs initiatives seront réalisées et d’autres qui sont déjà en place seront achevées. Par exemple, des gens seront envoyés pour inspecter la ligne électrique qui provient de Bluefish et un relevé infrarouge sera effectué pour déceler toutes les défaillances qui ne seraient pas visibles à l’œil nu. Des réparations mineures seront commencées sur la ligne de Bluefish de sorte à retirer tout ce qui peut nuire ou causer des problèmes, tels que des nids d’oiseaux. La Société d’énergie des Territoires du Nord-Ouest s’assurera aussi que deux fils électriques ne puissent pas se toucher, ils couperont des branches des arbres qui seraient trop près de ces lignes. Puis, ils amélioreront le système pour s’assurer d’être mieux protégés contre la foudre et coordonneront mieux les réponses en cas de problème, peu importe la cause, afin de limiter la propagation de la panne. Des experts iront à Snare Lake pour ajuster les génératrices et également pour améliorer la protection des installations hydroélectriques. D’ailleurs, d’ici trois ans, à Snare Lake, certains équipements ou pièces des génératrices devront être remplacés. Toutes ces démarches auront un impact significatif sur la fréquence des pannes de courant à Yellowknife et amélioreront la qualité des services aux résidents.
« Maintenant, notre but est de diminuer graduellement les pannes pour en arriver à une diminution de 70 % en trois ans. Je ne peux pas garantir que cela éliminera toutes les interruptions, ce serait irréaliste », s’est exclamé Emanuel DaRosa.
« Nous allons travailler avec nos budgets préparés pour l’entretien et les remplacements, mais il n’y aura pas de frais imposés aux clients », a dit M. DaRosa. Aucun dédommagement financier n’est prévu pour les commerces qui sont incommodés par ces pannes de courant et doivent fermer plus tôt.En terminant, la Société d’énergie des Territoires du Nord-Ouest connait tous les ennuis que cela cause à ses clients et tient à s’en excuser. « Nous pouvons faire mieux et nous allons faire mieux », a conclu Emanuel DaRosa.