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le Jeudi 7 juillet 2011 10:42 | mis à jour le 20 mars 2025 10:38 Politique

Amélioration du havre et de la vieille ville Des recommandations bien reçues

Amélioration du havre et de la vieille ville Des recommandations bien reçues
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Des groupes de discussion et des soirées portes ouvertes ont été organisés au cours des dernières semaines afin d’obtenir l’avis de la population concernant la première version du plan pour l’amélioration du havre.

 

La ville de Yellowknife, avec l’assistance du partenariat pour la planification et le comité pour la planification des changements à apporter au havre, a adopté une première version du plan pour l’amélioration du havre. C’était au tour des résidents des communautés du havre à venir s’exprimer sur le sujet lors de discussions qui ont eu lieu ces dernières semaines. Deux soirées portes ouvertes ont aussi eu lieu les mardi et mercredi du 28 et 29 juin pour le reste de la population de Yellowknife. Le maire de Yellowknife et porte-parole du projet, Godon Van Tighem, était satisfait de constater que le processus enclenché pour l’amélioration du havre semble être bien reçu des résidents.

 

« Pour moi, la chose la plus importante est que j’ai pu inviter des personnes sur lesquelles des projets effectués dans le havre pourraient avoir un impact. Il fallait que les résidents aient une chance de dire comment ils voient la situation et nous fasse part de ce dont ils ont besoin afin que leurs entreprises fonctionnent. Beaucoup sont venus aux groupes de discussion et aux soirées portes ouvertes et la plupart sont heureux des progrès dans le dossier. »

 

Le plan pour l’amélioration du havre est grandement basé sur les points reçus par le comité lors des consultations publiques qui ont eu lieu en décembre. La vision du plan d’amélioration est de travailler sur six secteurs principaux qui ont été ciblés comme primordiaux au bon développement du havre et à sa conservation en tant que centre important pour les activités de la ville. Ces secteurs sont le patrimoine naturel, l’utilisation des ports, les parcs et espaces verts, les sentiers, l’art et la culture ainsi que l’habitation. Les 50 recommandations du plan d’amélioration, regroupé sous les six secteurs, contiennent des directives concernant des projets de toutes sortes, comprenant l’amélioration des sentiers, le rangement des canoës et kayaks, des règlements de sécurité à adopter quant à l’utilisation du havre, etc. Du côté administratif, ce plan servira à plusieurs fins, dont la gestion de conflits entre utilisateurs et la diminution des impacts environnementaux de l’utilisation.

 

« L’activité augmente dans le lac, il y plus de bateaux, d’hydravions et même de maisons bateaux. Il faut donc s’assurer que l’endroit est toujours sécuritaire en fonction des nouvelles réalités, ajoute le maire. La communauté est grandissante et il faut se demander comment elle va se développer au cours des 10 prochaines années et comment nous allons subvenir aux besoins de cette communauté. »

 

L’importance d’une coopération

 

Ce fut tout un défi de réunir les différentes instances de gouvernements et les personnes concernées afin de discuter des changements à apporter au havre. C’est que la gestion des points d’eau est du ressort du gouvernement fédéral, de plus, les activités du havre affectent plusieurs communautés ainsi que plusieurs groupes de Premières Nations.

 

« Il y a plus d’une dizaine d’années, la ville avait essayé de participer au développement et à règlementation du havre et elle s’était fait dire que les lacs relèvent de la compétence du gouvernement fédéral, raconte le maire Van Tighem. Depuis, plusieurs villes, surtout en Colombie-Britannique, ont réussi à obtenir une certaine autorité en ce qui concerne les eaux avoisinantes. C’est pourquoi la ville a décidé de créer le comité pour la planification. »

 

Le comité pour la planification du havre regroupe les différentes instances de gouvernements qui ont une autorité sur les activités du lac, comme le ministère des Pêches et Océans, le ministère des Transports ainsi que la Garde côtière. La ville de Yellowknife et les Premières Nations dénées font également partie du comité afin de trouver un terrain d’entente sur les enjeux concernant le havre.

 

« C’est toujours un défi de travailler avec un si grand nombre d’acteurs et de groupes d’intérêt différents, indique le maire. Mais plus on le fait, plus on sait comment s’y prendre. Nous avons tenu des réunions dans les communautés autochtones et ils nous ont fait part de leurs requêtes. »

 

Le maire de Yellowknife est optimiste, il espère que certains projets se transformeront en actions concrètes dès l’automne. Toutefois, il précise qu’il s’agira de petites améliorations sur une longue période de temps.