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le Jeudi 21 octobre 2010 11:49 | mis à jour le 20 mars 2025 10:37 Divers

Le Canadien de Montréal Vivement le retour de Markov

Le Canadien de Montréal Vivement le retour de Markov
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Plusieurs observateurs ont noté les points d’interrogation qui entourent l’édition 2010-2011 du Canadien de Montréal. Le point commun de toutes ces analyses était le rendement à attendre du jeune Carey Price.

S’il y a une transaction qui a fait couler bien de l’encre et réchauffer plus d’un microprocesseur, c’est bien celle qui a envoyé notre héro de l’an dernier, Jaroslav Halak, à Saint-Louis en retour de deux espoirs. Sans revenir sur cette transaction, il faut reconnaître que celle-ci mettait beaucoup de pression sur Carey Price, après une saison plutôt misérable.

Il est encore tôt dans la saison pour rendre un jugement sur la performance de Price, mais jusqu’à présent, il livre la marchandise. Comme on s’y attend à Montréal, à tort ou à raison, il a aidé son club à voler quelques points au classement aux clubs adverses. Le Canadien a donc obtenu sept points sur une possibilité de 10 depuis le début de la saison.

Il s’agit d’un bon signe que Price a peut-être repris confiance et qu’il jouera comme il le faisait il y a deux ans. Mais ce n’est que cinq matchs et j’attends de voir le reste de la saison pour lancer trop de fleurs.

Un autre point d’interrogation concernait le rendement de deux jeunes joueurs dont le rendement pouvait être déterminant pour le succès des deux premiers trios du Canadien : Benoît Pouliot et Andrei Kostitsyn.

Sans être une nuisance sur la patinoire, on attend encore de Pouliot qu’il débloque. Dernièrement, il s’est retrouvé sur le troisième trio et est plutôt efficace. Mais on attend de lui des performances dignes d’un joueur de premiers trios, pas des trios des joueurs de soutien.

À l’opposé, il y a Kostitsyn. Il joue bien, très bien même. Il fonce, il frappe, il lance et il passe bien la rondelle quant il le doit. Depuis le début de la saison, il joue comme on s’attend de lui. La question maintenant est de savoir s’il s’agit d’une éclosion permanente de son talent ou s’il retombera dans ses vieilles habitudes de tomber en léthargie pour de longues périodes de temps.

Malgré la fiche intéressante du club, il faut souligner que le Canadien n’a compté qu’un but de plus qu’il n’en a accordé (14 contre 13). L’inefficacité du jeu de puissance explique cette maigre différence. Ils n’ont compté qu’un seul but en avantage numérique. Heureusement que leur jeu en désavantage numérique est excellent (deux buts seulement en 20 tentatives des adversaires), sinon le début de saison aurait pu être désastreux.

Je suis pas mal certain qu’en fouillant les archives, je pourrais retrouver un article avec le même titre. Quand il est absent, Markov manque grandement à ce club. Comme plusieurs, je suis certain que le retour de Markov à la ligne bleue et comme général lors du jeu de puissance aura un impact majeur sur ce club. Avec de bons fabricants de jeu come Plekanec et Gomez à l’avant, des francs tireurs de la qualité de Cammalleri et Kostitsyn, et Markov pour distribuer la rondelle, le jeu de puissance devrait contribuer davantage aux succès de l’équipe plus tard dans la saison.

Il faut quand même se réjouir que le club soit parmi les clubs de tête dans sa conférence malgré certaines lacunes évidentes, dont la performance du trio pivoté par Scott Gomez qui se cherche encore un ailier.