le Samedi 9 mai 2026
le Jeudi 20 mai 2010 11:28 | mis à jour le 20 mars 2025 10:37 Divers

Le Canadien de Montréal Ont-ils frappé un mur?

Le Canadien de Montréal Ont-ils frappé un mur?
00:00 00:00

Après deux défaites (6-0 et 3-0) par blanchissage, il est très approprié de se poser la question. Le Canadien peut-il rebondir?

Dans les deux rondes précédentes, le Canadien s’est aussi retrouvé dans des situations tout aussi difficiles et a réussi à s’en sortir. Pire, tant contre Washington que contre Pittsburgh, l’équipe ne pouvait même pas afficher un jeu compétitif et a dû compter sur le brio de son gardien, Halak, et de son franc-tireur, Cammalleri, pour s’en sortir.

Paradoxalement, sur les six périodes disputées sans compter un but et en allouant neuf, le Canadien a bien joué, souvent mieux que les Flyers. Mais ils ont perdu les deux matchs disputés à Philadelphie.

Depuis le début de cette série, on parle beaucoup de l’avantage poids dont disposent les Flyers, mais ce raisonnement est un peu simpliste. Oui, les Hartnells de ce club font la vie dure aux défenseurs du Canadien. Mais ce sont les petits joueurs du club qui charrient leur offensive et décident de l’issue du match. Mike Richard (5’ 11’’), Daniel Brière (5’ 10’’), Simon Gagné (6’ 0’’) et Claude Giroux (5’ 11’’) n’ont rien de physiquement impressionnant. Mais ils se retrouvent souvent dans la zone privilégiée devant le gardien, et cela fait toute la différence.

Ce n’est pas la première fois qu’on le constate cette saison, mais le Canadien en arrache toujours contre les équipes qui exercent un échec avant soutenu. Dans certains matchs, le Canadien pouvait bien contenir les joueurs étoiles des autres clubs, mais ce sont les assauts répétés des derniers trios plus physiques qui décidaient souvent de l’issue du match.

L’été dernier, Gainey avait donné du poids à la défensive du Canadien avec l’acquisition de Gill et de Mara. Il croyait probablement que cela changerait le rendement du club, lorsque confronté à des équipes exerçant un échec avant. Si Gill a bien répondu aux attentes, Mara, qui est actuellement blessé, n’a certainement pas constitué un atout du Canadien cette saison.

En ce moment, trop de critiques semblent porter sur le jeu du diminutif défenseur (5’ 9’’) du Canadien, Marc-André Bergeron. Moi aussi il me rend nerveux quand l’équipe adverse lance la rondelle en fond de zone et se lance à sa poursuite. Il a tendance à se débarrasser de la rondelle trop rapidement, mettant son équipe en péril. Par contre, les résultats de ces deux premiers matchs ne sont pas du tout attribuables au jeu de Bergeron, qui a joué en moyenne 18 minutes par match et n’a été sur la glace que pour un seul but des Flyers, le mauvais but accordé par Halak lors du deuxième match.

Le problème, actuellement, c’est la disette offensive du club. Et on verra, lors des matchs à Montréal, si Jacques Martin sera en mesure de trouver une solution pour relancer cette attaque.

Finalement, j’aime bien le jeune Subban, mais l’absence de Markov se fait douloureusement sentir, surtout en avantage numérique. Il n’aurait probablement fallu qu’un petit but en avantage numérique pour changer l’issue du deuxième match. Il faudra trouver rapidement une solution.