28 avril 2010 – Tout au long de la saison, ce club m’a surpris, tantôt agréablement et d’autres fois très désagréablement. Ainsi, en février, je les rayais de ma liste des équipes favorites pour se tailler une place dans les séries de fin de saison. Quelques semaines plus tard, à la suite d’une série de sept victoires en huit matchs, je croyais que la fameuse chimie était finalement installée et je croyais à leurs chances de batailler pour le premier rang de leur division. Quelques matchs plus tard (une seule victoire en six matchs), on se demandait sérieusement s’ils allaient réussir à se maintenir en position pour participer aux séries. Comme vous le savez, ils ont réussi à participer aux séries en raison du point gagné dans leur dernière partie, une défaite en prolongation.
Demain, le club disputera un septième et décisif match contre Washington. Je ne sais pas du tout à quoi m’attendre. Halak saura-t-il répéter ses exploits du 26 avril? Il avait alors arrêté 53 des 54 lancers au but des Capitals.
S’il y parvient, encore combien de joutes peut-il disputer avant que la fatigue ne le ralentisse? Car c’est un peu ça que je crains de la part de Halak, qui n’a jamais gardé les buts plus de 35 fois en une saison depuis la fin de ses années dans le hockey junior. Il en est déjà rendu à 50 matchs cette saison. C’est rien si on le compare à de vieux chevaux comme Brodeur ou Nabokov, mais c’est beaucoup pour une vraie première saison d’un jeune gardien. C’est un peu tôt pour se poser cette question, mais elle est raisonnable dans le contexte où je me demande s’il saura résister une autre fois contre les attaques répétées de Washington.
Pour en revenir à mes facteurs de succès du Canadien, quelques éléments ont contribué aux deux dernières victoires du club montréalais.
L’effet Cammalleri s’est fait sentir. Il a obtenu trois buts et une passe, dont les deux premiers buts de Montréal lors du sixième match (incluant le but gagnant). Il n’a enregistré que six lancers au but, ce qui peut s’améliorer.
L’effet Halak est le principal facteur de ces succès. Deux buts accordés seulement en faisant face à un barrage de 92 lancers pour un pourcentage d’arrêt de 97,8 %.
Le jeu de puissance du Canadien continue à offrir des buts opportuns sans toutefois être outrageusement dominant.
Finalement, un facteur est maintenant désuet puisque le duo Markov-Bergeron en défense à forces égales a été démantelé et Bergeron muté à l’aile.
Prédictions : résultats et 2e ronde
Il reste encore une série en jeu : Montréal contre Washington. Quant aux sept autres séries, mon taux de succès n’est pas si pire à ce jour. Sur sept prédictions, j’ai identifié cinq fois le club victorieux (71 % de taux de réussite), dont trois fois avec le nombre de matchs précis.
Je dois prendre de l’avance. Au moment où vous recevrez cette copie du journal, la deuxième ronde sera commencée.
Chicago en aura plein les bras contre l’attaque de Vancouver. Vancouver en 6
San José sera encore trop fort contre Détroit. San José en 6
Dans l’Est, que Montréal ou Washington gagne, ça change tout.
Washington aura à batailler plus fort contre Philadelphie, mais ces derniers n’ont tout de même que Boucher. Washington en 6.
Pittsburgh devra travailler fort pour vaincre Boston en 7.
Par contre, Pittsburgh pourrait avoir une mauvaise surprise en affrontant les rapides joueurs du Canadien, et Montréal gagnerait en 6 matchs.
Boston devrait alors l’emporter contre les Flyers en 7 matchs.
Ce dernier scénario offrirait encore une fois une rencontre printanière avec Boston